SumInfo

Séance du 3 juin 2026

Mme Caron
9%
M. Grandmont
8%
Mme Dufour
7%
M. Leduc
6%
M. Bouazzi
6%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Ce débat parlementaire, tenu en fin de session, couvre plusieurs enjeux majeurs. La période de questions est dominée par la critique de la prise en charge des patients via le Guichet d'accès à la première ligne (GAP). L'opposition dénonce le caractère fictif de l'attribution de patients à des groupes de médecine familiale (GMF) qui ne permettent pas d'obtenir un rendez-vous, citant le cas de Mme Laforge, une patiente cancéreuse. La première ministre Christine Fréchette et la ministre de la Santé Sonia Bélanger défendent le bilan, soulignant l'inscription de 556 000 nouveaux patients et l'importance du Dossier santé numérique (DSN). La question de la dépendance numérique envers les fournisseurs américains (CLOUD Act) est soulevée, la ministre France-Élaine Duranceau évoquant des mesures de mitigation et un nuage gouvernemental. Le commerce interprovincial est abordé, le ministre Bernard Drainville affirmant que le Québec est en surplus commercial avec la plupart des provinces. Le projet de loi n° 20 sur les coopératives d'habitation est critiqué par Québec solidaire, mais la ministre Karine Boivin Roy reste ouverte à la discussion. Le prolongement du REM (stations Griffintown et Bridge-Bonaventure) est évoqué, le ministre Eric Girard se disant favorable à un amendement législatif. Enfin, le DSN est au cœur des échanges, le Parti québécois dénonçant son coût élevé (1,4 milliard pour deux établissements) et un possible changement de cap. Le débat sur les crédits budgétaires et le discours d'ouverture permet aux partis d'opposition de critiquer le bilan de la CAQ (décote, dette, déficit, gaspillages comme Northvolt et SAAQclic), tandis que le gouvernement défend ses réalisations. Plusieurs motions de grief sont déposées, notamment sur l'habitation, les aînés, le communautaire, et les régions.

Reprise du débat sur la motion de la première ministre proposant que l'Assemblée approuve la politique générale du gouvernement et sur les motions formulant un grief

Le débat porte sur la motion de la première ministre visant à approuver la politique générale du gouvernement, ainsi que sur plusieurs motions de grief déposées par l'opposition. Les orateurs des partis d'opposition (Parti libéral, Parti québécois, Québec solidaire) critiquent le bilan du gouvernement caquiste après huit ans au pouvoir, notamment sur les plans social (pauvreté, logement, soutien aux aînés), économique (déficits, gestion des projets, partenariat avec les municipalités et les PME), environnemental (inaction climatique, gaz de schiste, transport collectif) et sociétal (droits des minorités, laïcité, réconciliation autochtone). Plusieurs motions de blâme sont présentées sur des thèmes précis comme l'hébergement des aînés, le programme PSPNET, le partenariat avec la société civile, les conditions de travail dans le communautaire, et la crise du logement. Le député caquiste Lemieux défend la 'troisième voie' du gouvernement et fait ses adieux à la Chambre. Le temps de parole restant est réparti entre les groupes parlementaires.

Débat restreint sur les rapports des commissions qui ont étudié les crédits pour l'année financière 2026‑2027

Ce débat restreint sur les rapports des commissions étudiant les crédits budgétaires 2026‑2027 a vu l'opposition libérale et Québec solidaire critiquer sévèrement le bilan du gouvernement caquiste. Marc Tanguay a dénoncé le gaspillage des fonds publics, l'échec des services publics (santé, éducation, infrastructures) et les scandales comme Northvolt et SAAQclic. Il a opposé la vision économique du Parti libéral à la souveraineté du PQ. Ruba Ghazal (remplace Mme Zaga Mendez) a ajouté des critiques sur la fiscalité, le logement, l'environnement, la gestion de Nemaska Lithium et la fermeture du PEQ. À l'inverse, le député de Gaspé (CAQ) a défendu les investissements dans les régions, notamment en transport, pêche et énergie. Enfin, M. Derraji (PLQ) a résumé le gouvernement par trois mots : décote, dette, déficit, citant des dépassements de coûts et une perte de contrôle des finances.

Souligner le 90e anniversaire de l'association des Armateurs du Saint-Laurent

L'Assemblée nationale du Québec a souligné le 90e anniversaire de l'Association des Armateurs du Saint-Laurent, fondée en 1936. La motion, déposée par le député de Nelligan et cosignée par plusieurs élus, a félicité l'organisation pour son rôle dans le transport maritime sur le Saint-Laurent, les Grands Lacs et l'Arctique, et a reconnu ses retombées économiques de plus de 22 milliards de dollars et des dizaines de milliers d'emplois. Les intervenants ont salué l'importance du secteur pour l'économie québécoise, notamment pour les régions isolées comme les Îles-de-la-Madeleine. Le député de Taschereau a toutefois émis des réserves environnementales concernant des projets d'expansion portuaire, appelant à une transition durable. La motion a été adoptée à l'unanimité, avec 92 voix pour, 0 contre et 9 abstentions.

Prise en charge des patients via le Guichet d'accès à la première ligne

Le débat porte sur l'efficacité du Guichet d'accès à la première ligne (GAP) et des lettres d'affiliation à un groupe de médecine familiale (GMF). M. Fortin, de l'opposition, dénonce que les deux tiers des patients affiliés ne peuvent voir un médecin, citant le cas de Mme Laforge, une patiente atteinte d'un cancer de l'ovaire qui doit se déplacer sans avoir accès à sa clinique. Il qualifie les lettres de « pub préélectorale » et affirme que le gouvernement privilégie l'apparence aux avancées réelles. La première ministre, Mme Fréchette, défend le bilan en soulignant l'entente de 10 milliards avec le fédéral, le Dossier santé numérique, l'ouverture de 17 cliniques IPS et l'inscription de 556 000 nouveaux patients à un médecin ou GMF, dont 180 000 vulnérables. Elle affirme que 90 % de la population est prise en charge, mais l'opposition rétorque que ces chiffres ne correspondent pas à un accès réel.

Accès aux services spécialisés en milieu scolaire

Lors de la période de questions, M. Leduc (député d'Hochelaga-Maisonneuve) a interpellé la ministre de l'Éducation, Mme LeBel, au sujet de la surcapacité à l'école spécialisée Irénée-Lussier, ouverte en 2023. Conçue pour 250 élèves, elle en accueille déjà plus de 280. Des locaux destinés à la désescalade ou au développement de l'autonomie ont été transformés en salles de classe, ce qui nuit aux conditions d'apprentissage et de travail. M. Leduc a également suggéré que les projets d'infrastructure pourraient être ralentis dans les circonscriptions n'ayant pas voté pour la CAQ. La ministre a répondu que son gouvernement a investi 77 millions dans cette école et augmenté le personnel de soutien plus rapidement que le nombre d'élèves. Elle s'est dite confiante que le Centre de services scolaire de Montréal gérera la situation. Le leader du gouvernement, M. Bonnardel, a exigé le retrait des propos sur le « bon bord », ce que M. Leduc a fait.

Mme Caron

Dans cette réplique au discours d'ouverture de la première ministre, Mme Caron critique le gouvernement caquiste, soutenant que la nouvelle première ministre n'apporte aucun changement réel. Elle dénonce l'inaction face au coût de la vie, en particulier pour les aînés à faible revenu, et cite des exemples d'expulsions de résidences pour personnes âgées (RPA) et de hausses de loyer insoutenables. Elle reproche au gouvernement de ne pas avoir mis en œuvre le crédit d'impôt pour le maintien à domicile via les EESAD, malgré des promesses répétées. Elle s'inquiète de la fragilisation des organismes communautaires, des maisons de soins palliatifs et des ressources intermédiaires, soumis à des appels d'offres ou à des financements insuffisants. Enfin, elle déplore la gestion du transport collectif, des infrastructures routières et du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), concluant que le bilan caquiste justifie un rejet d'un troisième mandat.

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M. Grandmont

M. Grandmont critique le gouvernement caquiste pour son manque de financement des stations de REM dans le Sud-Ouest de Montréal (Griffintown—Bernard-Landry et Bridge-Bonaventure), malgré les promesses et les études. Il salue l'ouverture du ministre des Infrastructures mais demande des gestes concrets. Il souligne le 90e anniversaire des Armateurs du Saint-Laurent tout en exprimant des inquiétudes environnementales sur des projets d'expansion portuaire comme Contrecoeur et QSL. Il dépose une motion pour que le Québec ne serve pas de corridor ou de monnaie d'échange dans un accord énergétique avec l'Alberta. Il trouve le discours d'ouverture de la première ministre décevant, notamment sur le coût de la vie, le logement et les transports. Il appuie le tramway de Québec mais critique le retour du projet de troisième lien à l'est, qu'il qualifie de gaspillage. Il déplore l'absence de financement pour l'entretien du métro de Montréal (7 milliards de déficit) et s'inquiète de la réouverture du débat sur les gaz de schiste. Enfin, il dénonce le sous-financement du milieu communautaire.

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Mme Dufour

Dans sa réplique au discours inaugural de la nouvelle première ministre, Mme Dufour établit des parallèles avec son discours d'octobre 2024, critiquant la CAQ sur le logement et l'environnement. Elle souligne que le gouvernement n'a pas appris de ses erreurs : crise du logement persistante, seulement 1 000 logements abordables prévus en trois ans, et une hausse de l'itinérance. Elle dénonce la mesure de remboursement de la taxe de bienvenue comme mal ciblée, favorisant les acheteurs aisés. Sur l'environnement, elle regrette l'absence d'adjoint parlementaire et la priorité donnée à l'énergie au détriment de la biodiversité. Elle s'inquiète du parti-pris de la ministre de l'Environnement en faveur des grands projets et de l'absence de mesures contre les PFAS. Enfin, elle critique les normes sismiques coûteuses et le manque de productivité dans la construction.

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M. Leduc

M. Leduc, député d'Hochelaga-Maisonneuve, intervient pour saluer les 30 ans des Ateliers d'Antoine, un organisme de réinsertion socioprofessionnelle. Il dépose une pétition de 1 243 signataires dénonçant des iniquités salariales chez les techniciens en infrastructures publiques. Il soulève des problèmes de surcapacité à l'école Irénée-Lussier, neuve mais déjà trop petite. Il critique vivement le gouvernement pour avoir réassujetti les travailleurs en machinerie de production à la loi R-20, ce qui entraînerait des pertes salariales de 2 500 à 3 500 $ par année. Enfin, il dresse un bilan des projets de loi du ministre du Travail, saluant certains (encadrement du travail des enfants, lutte au harcèlement) mais en critiquant d'autres (limitation du droit de grève, cotisations syndicales).

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M. Bouazzi

M. Bouazzi critique le bilan du gouvernement caquiste sur les plans social, sociétal et climatique. Il souligne l'aggravation de la pauvreté, citant un besoin de 3,5 milliards pour les plus démunis alors que 17 milliardaires ont vu leur richesse augmenter de 25 milliards. Il dénonce l'affaiblissement des syndicats et du droit de grève, l'état déplorable des services publics (10 000 enseignants non qualifiés, exode des infirmières, infrastructures en mauvais état), les échecs du virage numérique (SAAQclic, DSN) et le stockage des données chez des entreprises américaines soumises au CLOUD Act. Sur le plan sociétal, il critique l'inaction sur l'égalité des genres, la discrimination envers les musulmans et le profilage racial, ainsi que les pratiques coloniales envers les Premières Nations. En matière climatique, il dénonce le non-respect des cibles de GES, l'absence de plan de résilience et le projet controversé Marinvest. Il appelle à rejeter ce bilan et à investir dans le social et le climat.

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