SumInfo

Séance du 26 mai 2026

M. Girard (Groulx)
8%
Mme Bélanger
7%
M. Beauchemin
5%
Mme Fréchette
4%
M. Cliche-Rivard
4%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

La séance du 26 mai 2026 à l'Assemblée nationale du Québec s'ouvre par des déclarations de députés rendant hommage à des bénévoles, des personnalités et des organismes. La période de questions orales est dominée par les critiques de l'opposition (Parti libéral, Québec solidaire, Parti québécois) envers le gouvernement caquiste sur la gestion des finances publiques, les dépassements de coûts dans les projets informatiques en santé, le manque d'énergie pour les entreprises, et la hausse du coût de la vie. Le ministre des Finances défend le plan de retour à l'équilibre budgétaire et les mesures d'aide annoncées, tandis que la première ministre réplique en soulignant les priorités du gouvernement. Un vote unanime adopte le rapport d'enquête de la Commissaire à l'éthique recommandant une sanction contre la députée Sona Lakhoyan Olivier. Une motion sans préavis sur le hockey est adoptée, demandant à la LNH de permettre la diffusion des séries éliminatoires dans l'Outaouais. Les travaux se poursuivent en commissions parlementaires.

Mesures pour compenser la hausse du coût de la vie

Le chef du Parti québécois, M. St-Pierre Plamondon, accuse la CAQ de gaspillage des fonds publics, évoquant des pertes de 6,4 milliards $ dans le Fonds de développement économique et une croissance économique anémique. Il critique la première ministre d'avoir brisé sa promesse de rigueur budgétaire en multipliant les dépenses, qu'il qualifie de frénésie électorale. En réponse, la première ministre Fréchette défend ses mesures pour compenser la hausse du coût de la vie, notamment un versement spécial de 100 à 200 $ pour 3,5 millions de Québécois à revenu faible ou modeste, et un remboursement via les plaques d'immatriculation pour contrer la hausse du prix de l'essence. Elle accuse le PQ de prioriser un référendum plutôt que d'aider les citoyens. Le PQ rétorque que le gouvernement caquiste doit être remplacé pour mettre fin au gaspillage.

Gestion des finances publiques

Lors de la période de questions, le député M. Beauchemin a critiqué le ministre des Finances, M. Girard, sur la gestion des finances publiques, l'accusant de renier son appel à la sobriété du 2 mai et de participer à des gestes électoralistes. Il a mentionné une enquête lancée par la première ministre sur le ministre après la fuite d'un courriel. Le ministre a répondu qu'il se sent bien et assume son rôle de conseiller, soulignant les difficultés économiques (crise de l'énergie, révision de l'ACEUM). Il a défendu les mesures d'aide de 367 $ pour 3,5 millions de personnes et le plan de retour à l'équilibre budgétaire, appuyé sur deux lois. Il a rejeté les critiques d'un économiste de Desjardins et affirmé que le cadre financier est apprécié des investisseurs. La présidente est intervenue pour le respect des règles.

Dépassements de coûts dans le projet informatique d'orchestrateur de rendez-vous de santé

Lors d'un débat parlementaire, le député libéral M. Derraji a critiqué la gestion du projet d'orchestrateur de rendez-vous de santé par le gouvernement caquiste, soulignant un dépassement de coûts de 600 % (de 18 à 126 millions de dollars). Il a accusé la ministre de la Santé, Mme Bélanger, d'amateurisme et de perte de contrôle. La ministre a répliqué en défendant le bilan du gouvernement, notamment le déploiement réussi du Dossier Santé Numérique (DSN), et en soulignant que les ajustements budgétaires sont normaux dans les projets informatiques. Elle a nié être la « ministre de la dépense » et affirmé travailler au respect des budgets. L'échange a été ponctué d'accusations mutuelles et d'interventions du leader du gouvernement sur le ton des propos.

Dépassements de coûts dans le projet informatique d'orchestrateur de rendez-vous de santé #2

Le débat porte sur les dépassements de coûts du projet d'orchestrateur de rendez-vous de santé, qui ont augmenté de 600 % (de 18 à 120 millions de dollars). M. Bouazzi (Québec solidaire) critique le gouvernement pour ne pas avoir mis en œuvre la recommandation n°1 du rapport Gallant visant à créer une expertise interne, et dénonce les échecs informatiques répétés (SAAQclic, SIFA). La ministre de la Santé, Mme Bélanger, explique que le projet a été élargi après le contrat initial avec Petal, justifiant le changement de fournisseur et l'augmentation des coûts. Elle affirme suivre les recommandations Gallant et travailler à devenir maître d'œuvre. Les échanges montrent une opposition sur l'utilisation de l'expertise privée versus le renforcement des capacités internes de l'État.

Gestion des finances publiques #2

Le débat porte sur la gestion des finances publiques du Québec. L'opposition (M. Beauchemin et M. Tanguay) accuse la CAQ d'avoir utilisé une comptabilité créative, d'engager des dépenses récurrentes excessives (plus de 435 M$) et d'ajouter plus de 100 milliards à la dette en huit ans. Ils soulignent la décote de la cote de crédit par Standard & Poor's et critiquent le manque de crédibilité du ministre des Finances. Le ministre (M. Girard) défend son plan de retour à l'équilibre budgétaire, évoque une aide de 100 à 200 $ pour les personnes à faibles revenus face à l'inflation, et justifie l'augmentation des investissements en infrastructures (21 milliards) face aux menaces tarifaires américaines. Il affirme que le plan est crédible et apprécié des investisseurs.

M. Girard (Groulx)

M. Girard (Groulx) dépose un rapport actuariel modifiant l'évaluation du Régime de rentes du Québec. Il évoque une situation économique difficile marquée par la crise de l'énergie (fermeture du détroit d'Ormuz) et la révision de l'ACEUM. Pour aider les Québécois, il annonce un versement exceptionnel pour l'épicerie et l'énergie combiné à l'Allocation canadienne pour l'épicerie, bénéficiant à 3,5 millions de personnes. Il défend le plan de retour à l'équilibre budgétaire, soulignant une révision à la baisse des déficits et une dette nette réduite. Il mentionne des rencontres avec des investisseurs à Boston, New York et Washington, où le cadre financier est apprécié. Il critique l'opposition pour son amateurisme et réaffirme la protection du pouvoir d'achat des Québécois, notamment via des baisses d'impôt et des crédits d'impôt.

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Mme Bélanger

Mme Bélanger défend le déploiement des systèmes d'information en santé au Québec, notamment le Dossier santé numérique (DSN) et Votre Santé. Elle souligne que le DSN a été implanté avec succès dans le respect du budget, contrairement à d'autres projets. Elle critique le Parti libéral pour ses accusations infondées et répond aux questions sur les coûts, notamment l'augmentation de 600 % d'un contrat passé de 18 à 120 millions pour l'orchestrateur de rendez-vous, expliquant qu'il s'agit d'ajustements nécessaires pour répondre aux recommandations de la commission Gallant. Elle insiste sur l'importance de l'expertise gouvernementale et de la coordination des rendez-vous.

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M. Beauchemin

Dans son intervention, M. Beauchemin critique sévèrement le gouvernement caquiste, accusant la première ministre de dépenses électoralistes et de manquer de responsabilité budgétaire. Il rappelle que le ministre des Finances, en mars et mai, appelait à la sobriété et au respect de la capacité de payer des Québécois, mais que la première ministre a depuis engagé des dépenses récurrentes dépassant le milliard de dollars. Il souligne que l'économiste Francis Gosselin et l'économiste en chef de Desjardins ont jugé ces initiatives préoccupantes et électoralistes. M. Beauchemin fustige le lancement d'une enquête contre le ministre des Finances pour avoir écrit la vérité, et dénonce la décote du Québec par S&P, qu'il attribue aux mauvaises gestions de la CAQ. Il conclut en présentant une motion, avec les députés de Jean-Talon et Rimouski, pour que l'Assemblée nationale prenne acte de l'avertissement du ministre et dénonce les annonces électoralistes financées par le déficit.

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Mme Fréchette

Mme Fréchette, candidate à la chefferie et ministre, relate ses visites sur le terrain où les Québécois lui ont parlé des difficultés à joindre les deux bouts, de la hausse du coût de l'épicerie, des loyers et de l'essence. Elle oppose ces préoccupations concrètes à la proposition du Parti québécois de lancer une démarche référendaire, qu'elle qualifie d'illusion. Elle défend les mesures mises en place par le gouvernement pour aider les citoyens à faible revenu : un versement spécial de 100 à 200 $ pour 3,5 millions de Québécois, un remboursement de la hausse de l'essence via les plaques d'immatriculation, des aides aux agriculteurs et aux PME. Elle accuse le PQ de vouloir annuler ces aides pour financer un référendum. Elle insiste sur la nécessité de réduire le coût de la vie, de propulser l'économie et de défendre l'identité et la culture québécoises.

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M. Cliche-Rivard

M. Cliche-Rivard dépose deux pétitions totalisant 12 882 signatures, demandant au gouvernement du Québec d'élargir le programme d'accès aux pompes à insuline pour les adultes vivant avec un diabète de type 1 (DT1) ou un diabète auto-immun latent de l'adulte (LADA). Les pétitionnaires soulignent que le Québec est la dernière province canadienne à ne pas rembourser ces dispositifs aux adultes, malgré une recommandation claire de l'INESSS en mai 2022. Ils avancent que les critères d'âge actuels constituent une discrimination injustifiée, contraire à la Loi sur le développement durable, et que la science démontre les bénéfices pour tous les patients insulinodépendants. L'intervention réclamée est une mise à jour immédiate du programme du Régime d'assurance maladie du Québec.

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