SumInfo

Séance du 6 mai 2026

M. Fortin
17%
Mme Ghazal
14%
M. St-Pierre Plamondon
13%
Mme Cadet
5%
M. Ciccone
5%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat sur le discours d'ouverture de la troisième session de la 43e législature a vu la nouvelle première ministre Christine Fréchette présenter les priorités de son gouvernement : coût de la vie, économie, infrastructures, simplification des services et protection de l'identité. Les chefs de l'opposition (André Fortin pour le PLQ, Ruba Ghazal pour QS, Paul St-Pierre Plamondon pour le PQ) ont critiqué l'absence de renouveau, soulignant que la CAQ est au pouvoir depuis huit ans avec les mêmes ministres et idées. Ils ont dénoncé le bilan en santé (engorgement des urgences, pénurie de médecins), le gaspillage des fonds publics (Northvolt, SAAQclic), la crise du logement et le déclin du français. Des motions de blâme ont été présentées par chaque parti d'opposition. Les députés du gouvernement ont défendu les actions récentes : baisse d'impôt pour les PME, remboursement de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs, conversion de places en garderie, et entente avec les médecins spécialistes. Plusieurs motions sans préavis ont été adoptées, notamment sur la violence contre le ministre du Travail et sur l'encadrement des boissons énergisantes pour les mineurs.

Débat sur la motion de la première ministre proposant que l'Assemblée approuve la politique générale du gouvernement

Le débat sur le discours d'ouverture de la troisième session de la 43e législature a vu les oppositions critiquer sévèrement le bilan du gouvernement caquiste, qu'elles qualifient de « même vieux gouvernement usé ». Le chef de l'opposition officielle, M. Fortin, a dénoncé les échecs en santé (urgences, médecins de famille, soins à domicile), le manque d'ambition en logement, l'immigration erratique et le gaspillage économique (Northvolt, SAAQclic). Il a déposé une motion de blâme. Mme Ghazal (QS) a salué certaines mesures (loi Clare, réouverture du PEQ) mais jugé insuffisantes les actions pour les locataires et proposé un contrôle des loyers et une taxation des ultrariches. M. St-Pierre Plamondon (PQ) a critiqué la croissance anémique, l'immigration massive et la détérioration des infrastructures, plaidant pour une réduction de l'immigration et une meilleure productivité. Les députés gouvernementaux, comme M. Skeete et Mme Tardif, ont défendu les priorités de la première ministre : coût de la vie, économie, infrastructures, simplification des services et protection de l'identité. Plusieurs motions de grief ont été déposées par les oppositions.

Priorités du gouvernement

Lors de la période des questions, le chef de l'opposition officielle, M. Fortin, a critiqué la première ministre, Mme Fréchette, affirmant qu'elle représente la même équipe et les mêmes idées que son prédécesseur, malgré un ton différent. Il a souligné des promesses similaires mais moins ambitieuses, comme les 5 000 nouvelles places de garderie contre des engagements antérieurs plus larges. Il a également dénoncé la gestion financière du gouvernement, citant des gaspillages dans des projets comme Northvolt et Flying Whales. En réponse, la première ministre a défendu son bilan, mettant en avant des mesures concrètes : le remboursement de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs, un investissement de 700 millions de dollars à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, une entente avec les médecins spécialistes pour 80 000 nouveaux rendez-vous, et une baisse du taux d'imposition des PME. Elle a aussi annoncé l'élargissement de la loi 101 pour protéger le français. Mme Fréchette a appelé à un débat plus élevé et à la collaboration avec les oppositions.

Accès au logement

Lors d'un échange à l'Assemblée nationale, Mme Ghazal (Québec solidaire) interpelle la première ministre Mme Fréchette (CAQ) sur la crise du logement. Elle déplore que le mot « locataire » soit absent du discours de la première ministre et que les locataires se sentent ignorés. Ghazal demande clairement si la première ministre estime que l'immigration est la cause de la crise du logement, comme le suggérait l'ancien premier ministre. Mme Fréchette répond que la crise est d'abord un problème d'offre, dû à un sous-investissement historique et à plusieurs causes, dont l'immigration, l'inflation post-COVID et l'augmentation des ménages seuls. Elle souligne les investissements de 8 milliards $ depuis 2018 et les mesures pour accélérer la construction de logements abordables, notamment via le préfabriqué et un partenariat avec les villes. Ghazal insiste sur l'urgence pour les locataires actuels et critique le manque de logements vraiment abordables.

Priorités du gouvernement #2

Lors de la période de questions, le chef du Parti québécois, M. St-Pierre Plamondon, a critiqué le bilan de la CAQ, accusant la première ministre d'être responsable de l'explosion du coût de la vie, de la crise du logement et du gaspillage des fonds publics. Il a rappelé les échecs en immigration et le projet Northvolt. En réponse, la première ministre a défendu son bilan, citant la fermeture du chemin Roxham, l'obtention de visas pour les Mexicains et un remboursement de 750 millions de dollars d'Ottawa. Elle a mis l'accent sur les priorités de son gouvernement : la réduction du coût de la vie, l'aide aux PME, l'amélioration des infrastructures et l'accès aux soins de santé, notamment grâce à une entente avec les médecins spécialistes. Elle a opposé ces priorités à la stratégie référendaire du PQ, affirmant que les Québécois ne veulent pas d'un référendum.

Troisième lien entre Québec et Lévis

Lors des questions orales, M. Grandmont (Québec solidaire) critique le projet de troisième lien entre Québec et Lévis, le qualifiant de coûteux (12 à 20 milliards), sans données sérieuses, et changeant de version. Il cite le ministre de l'Économie qui l'avait jugé « pharaonique ». Il oppose ce projet aux besoins criants du métro de Montréal (déficit d'entretien de 7 à 9 milliards). Le ministre des Transports, M. Charette (CAQ), défend le projet en annonçant un appel d'intérêt international et en listant d'autres initiatives (élargissement de l'autoroute 20, tramway). Il accuse Québec solidaire de vision « communiste » et d'oublier les régions hors Montréal. L'échange est tendu, chacun campant ses positions.

M. Fortin

M. Fortin critique vivement le discours d'ouverture de la première ministre, y voyant un simple changement de ton sans renouveau. Il souligne que la même équipe ministérielle, les mêmes idées et le même bilan de huit ans de gouvernement caquiste persistent. Il dénonce le manque d'ambition, notamment en santé (abandon de l'objectif de 90 minutes aux urgences, 370 000 personnes quittant sans soins), en logement (crise niée, mesure de 5000 $ jugée insuffisante), en immigration (multiples revirements, promesses de prévisibilité non crédibles) et en économie (gaspillages comme Northvolt, SAAQclic, achat local non priorisé). Il accuse le gouvernement d'augmenter les déficits tout en réduisant les services, qualifiant ce bilan de 'tour de passe-passe'. Il conclut que le Québec ne peut se permettre quatre années de plus de ce gouvernement usé.

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Mme Ghazal

Mme Ghazal, députée de Mercier et membre de Québec solidaire, débute en célébrant les 65 ans de l'École nationale de théâtre du Canada, soulignant son rôle dans la formation d'artistes et la culture québécoise. Elle critique ensuite le gouvernement caquiste, notamment sur la crise du logement, reprochant à la première ministre de ne pas s'attaquer aux besoins immédiats des locataires. Elle rejette l'idée que l'immigration soit la cause de la crise, pointant plutôt l'inaction des gouvernements successifs. Elle salue l'engagement de la première ministre sur la lutte aux féminicides (loi Gabie Renaud) et la réouverture du Programme de l'expérience québécoise, mais demande des gestes concrets. Elle défend les propositions de Québec solidaire : contrôle des loyers, construction de logements sociaux, transparence des offres d'achat, taxation des ultrariches, et transition écologique. Elle dénonce les cadeaux électoraux du gouvernement et le recul sur l'environnement, appelant à une vision à long terme pour la dignité des citoyens.

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M. St-Pierre Plamondon

Dans son intervention, M. St-Pierre Plamondon critique le bilan de la CAQ sous la nouvelle première ministre, qu'il accuse de vouloir se dissocier de son propre passé. Il aborde cinq priorités : économie, identité/immigration, infrastructures, coût de la vie et services publics. Il dénonce la croissance économique anémique (0,7 % par an), les pertes de 6,4 milliards dans le Fonds de développement économique, l'échec de Northvolt et la hausse de l'immigration temporaire. Il propose des solutions du Parti québécois : réduire le fardeau fiscal des PME, prioriser les entreprises québécoises pour l'énergie, réduire l'immigration temporaire de moitié, et alléger la bureaucratie. Il conclut que la CAQ n'a pas changé et que le Québec a besoin d'un vrai changement.

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Mme Cadet

Mme Cadet critique le discours d'ouverture du gouvernement caquiste, qu'elle accuse de répéter les mêmes promesses et tactiques des huit dernières années. Elle dénonce le manque d'ambition et l'absence de renouveau, pointant notamment le projet de constitution québécoise, les subventions controversées (Northvolt, Flying Whales) et les échecs en éducation. Elle souligne que la première ministre n'a consacré qu'une minute à l'éducation dans son discours, alors que le réseau souffre de compressions et de problèmes de vétusté. Mme Cadet propose des états généraux en éducation et réaffirme l'opposition du Parti libéral du Québec à ce gouvernement qu'elle qualifie de fin de régime.

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M. Ciccone

M. Ciccone félicite le Club des personnes handicapées du lac Saint-Louis pour son 50e anniversaire. Il critique ensuite le discours inaugural de la nouvelle première ministre, soulignant ses références contradictoires au « nouveau gouvernement » et au « gouvernement précédent » alors qu'elle faisait partie de ce dernier. Il dénonce le caractère électoraliste des annonces, notamment sur le logement, les garderies, l'énergie et la réglementation, et affirme que les priorités annoncées ne se traduisent pas en projets de loi concrets. Il rappelle les échecs du gouvernement caquiste sur Northvolt, SAAQclic, la pénurie de logements et l'itinérance, et conclut que les Québécois verront clair lors des élections du 5 octobre.

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