SumInfo

Séance du 31 mars 2026

M. Leduc
9%
Mme Cadet
8%
Mme Maccarone
8%
M. Grandmont
7%
Mme Prass
7%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

L'Assemblée nationale du Québec a débattu intensément du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, présenté par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Les oppositions (Parti libéral, Québec solidaire, Parti québécois) ont vivement critiqué le processus, dénonçant un manque de consultation, des atteintes aux droits fondamentaux, l'absence de reconnaissance des peuples autochtones et de la minorité anglophone, et l'utilisation de la clause nonobstant. Une motion de report visant à repousser l'étude du projet de loi a été rejetée par 49 voix contre 21. Le principe du projet de loi a ensuite été adopté sur division. D'autres projets de loi ont également été examinés : le PL n° 7 (réduction de la bureaucratie) et le PL n° 3 (transparence syndicale) ont été adoptés sur division, tandis que le PL n° 9 (renforcement de la laïcité) a été adopté sur division après des débats sur son impact sur les services de garde et les écoles. Le PL n° 13 (sécurité publique) est en cours d'examen. Des motions sans préavis ont été adoptées concernant le décès de personnes itinérantes et le respect envers les policiers. La période de questions a porté sur la foresterie, les délais en chirurgie, les infrastructures hydriques, les compressions à la SQ, le prix des loyers, l'entretien du métro, les tarifs d'électricité, la rémunération des stages et la foresterie.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec #2

L'Assemblée nationale a débattu du principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec. La députée de D'Arcy-McGee, Mme Prass, a critiqué le texte pour son absence de protection explicite de la minorité anglophone du Québec, contrairement à la Constitution canadienne qui protège les minorités francophones dans le reste du Canada. Elle a également déploré l'absence de reconnaissance des personnes handicapées et des principes d'accessibilité, soulignant que la Charte canadienne offre des protections en la matière. Elle a argué que le gouvernement caquiste, en fin de mandat et avec une faible cote de popularité, n'a pas l'autorité morale pour imposer une constitution rédigée sans consultation publique. Elle a mentionné des inquiétudes de l'ONU quant au respect des conventions internationales. Le débat a été ajourné et le vote reporté au lendemain.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec

Le débat porte sur le projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, présenté par le gouvernement caquiste. Les intervenants de l'opposition officielle (Parti libéral du Québec) critiquent vivement le processus de rédaction, jugé unilatéral et mené à huis clos, ainsi que le manque de consultations préalables. Ils dénoncent plusieurs dispositions qui, selon eux, menacent les droits fondamentaux, l'État de droit et les minorités, notamment par l'article 5 qui limiterait la capacité de contester les lois devant les tribunaux, et par l'article 29 (retiré après contestation) sur l'avortement. Les orateurs soulignent que la communauté anglophone et les nations autochtones sont insuffisamment reconnues. Ils affirment que le projet est partisan, vise à diviser et ne fait pas consensus. Une motion de report, proposée pour permettre une meilleure consultation, a été rejetée par 49 voix contre 21.

Projet de loi n° 9 — Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec

Le débat sur le projet de loi n° 9, Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec, a opposé le gouvernement caquiste et l'opposition libérale. Le député de Chauveau a défendu le projet comme une continuation de la Révolution tranquille, réaffirmant les principes de séparation de l'État et des religions, neutralité, égalité et liberté de conscience. Il a détaillé les mesures : interdiction des signes religieux dans les institutions publiques (CPE, écoles, DPJ), visage découvert obligatoire, encadrement des accommodements avec une contrainte plus que minimale, et protection des lieux de culte. La députée de Bourassa-Sauvé, appuyée par celle de Westmount—Saint-Louis, a critiqué le projet pour son manque d'étude d'impact, ses effets néfastes sur le recrutement dans les services de garde, l'absence de consultation pour les DPJ, et l'utilisation préventive de la clause dérogatoire. L'opposition a voté contre, jugeant le projet trop loin et inutile.

Entretien des infrastructures municipales souterraines #2

Le débat porte sur le déficit de maintien des actifs en eau des municipalités québécoises. Mme Dufour (opposition) cite un rapport prévoyant que ce déficit passera de 45 à 100 milliards d'ici 2031 si rien n'est fait, ce qui menace la construction de logements, notamment 200 000 unités dans le Grand Montréal. Elle critique la part du PQI allouée aux municipalités, passée de 7,3 % en 2018 à 4,4 % aujourd'hui. La ministre Guilbault rétorque que le problème est chronique et hérité des gouvernements précédents, qui ont négligé l'entretien préventif. Elle souligne que le PQI 2026-2036 prévoit 7,3 milliards pour les infrastructures municipales, dont 4,7 milliards pour l'eau, et qu'une entente fédérale de près d'un milliard a été signée. Les deux parties s'appuient sur des données de l'UMQ et de la FQM.

Souligner le 120e anniversaire de la Communauté hellénique du Grand Montréal

L'Assemblée nationale du Québec a adopté à l'unanimité une motion soulignant le 120e anniversaire de la Communauté hellénique du Grand Montréal (CHGM). Fondée en 1906, la CHGM est reconnue pour son rôle dans le rayonnement culturel, social, éducatif et communautaire du Québec. Plusieurs députés ont pris la parole pour saluer les contributions des Québécois d'origine grecque dans des domaines comme l'entrepreneuriat, l'éducation, la santé et les arts. Des mentions spéciales ont été faites pour l'intégration de la communauté, notamment l'adoption du français comme langue d'enseignement dès 1972. Des dignitaires, dont le consul général de Grèce et d'anciens ministres, étaient présents dans les tribunes. La motion a été présentée par le député d'Acadie, conjointement avec plusieurs autres députés de différents partis.

M. Leduc

M. Leduc s'oppose fermement au projet de loi n° 3, qu'il considère comme une attaque idéologique contre les syndicats et une atteinte à la liberté d'association. Il critique le ministre du Travail pour son manque de connaissance du milieu syndical et l'arbitraire des mesures, notamment la division artificielle des cotisations en parties principale et facultative. Il souligne que les exigences de transparence et de vérification comptable sont excessives et coûteuses pour les petits syndicats. Il déplore l'ingérence dans la gouvernance syndicale, comme l'obligation de votes sur 24 heures, et prédit que les dispositions sur les cotisations facultatives seront invalidées par les tribunaux. Il propose sans succès de scinder le projet de loi pour retirer le volet le plus controversé. Il promet que Québec solidaire abrogera la loi s'il est élu.

Voir les citations (1)

Mme Cadet

Mme Cadet, au nom du Parti libéral du Québec, réaffirme son soutien aux principes de laïcité et à la Révolution tranquille, mais s'oppose au projet de loi n° 9, qu'elle juge non prioritaire, trop loin et contre-productif. Elle critique l'absence d'étude d'impact, notamment pour les services de garde, où des groupes comme les CPE et la FIPEQ ont signalé des risques pour le recrutement et l'offre de places, malgré des besoins criants. Elle cite des sondages de Léger et de Ma Place au travail montrant que 62 % des parents jugent acceptable le port de signes religieux par les éducateurs, et que les priorités parentales portent sur la qualité et l'accès, non sur l'interdiction. Elle dénonce l'introduction tardive d'un amendement sur la DPJ sans consultation, ainsi que la clause de droits acquis attachée au poste, source d'iniquités. Elle mentionne également les cégeps et municipalités qui estiment pouvoir se gérer. Le Parti libéral votera contre le projet de loi n° 9.

Voir les citations (1)

Mme Maccarone

Dans ce débat, Mme Maccarone critique les coupures de 60 millions de dollars à la Sûreté du Québec par le gouvernement caquiste, qui réduisent les patrouilles et allongent les délais d'intervention, et déplore la fin du financement du programme de lutte contre la violence conjugale. Sur le projet de loi n° 9 sur la laïcité, elle soutient les principes de neutralité de l’État et laïcité, mais juge les dispositions trop punitives et excluantes, notamment pour le réseau de la petite enfance (CPE, garderies) déjà en crise de recrutement. Elle souligne l’absence de problème généralisé justifiant une telle réforme et l’usage préemptif de la clause dérogatoire. Concernant le projet de loi n° 13 sur la sécurité publique, elle salue l’ouverture du ministre aux amendements, mais exprime des réserves sur le registre public des délinquants sexuels à haut risque de récidive, craignant un faux sentiment de sécurité, la stigmatisation, le vigilantisme et un manque de preuves d’efficacité. Elle se réjouit toutefois de l’adoption d’un amendement libéral exigeant un rapport annuel sur les activités du registre.

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M. Grandmont

M. Grandmont, de Québec solidaire, critique le gouvernement de la CAQ pour l'état dégradé du métro de Montréal et l'inaction face au fonds fédéral de 5,5 milliards pour le transport collectif. Il s'exprime sur le projet de loi n° 7, dénonçant le transfert de 1,8 milliard du Fonds vert vers le Fonds des générations, qui aurait dû servir à l'entretien du métro et à la transition écologique. Il s'oppose à la fusion du Fonds d'aide à l'action communautaire autonome (FAACA) et du Fonds québécois des initiatives sociales (FQIS), qui menace l'autonomie des groupes communautaires, et à l'assujettissement des employés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse à la Loi sur la fonction publique, qui compromet leur indépendance. Il défend l'importance des contre-pouvoirs pour une démocratie saine et dépose des amendements pour préserver ces acquis.

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Mme Prass

Dans son intervention, Mme Prass critique vivement le projet de loi n° 1 sur la constitution, qu'elle juge rédigé sans consultation adéquate, restreignant les droits plutôt que les protégeant, et ne représentant pas la population. Elle souligne le manque de légitimité du gouvernement caquiste, en perte de vitesse, pour imposer un tel texte. Elle dénonce l'article 5 qui limite l'accès aux tribunaux pour les organismes publics et l'absence de protections explicites pour la communauté anglophone et les personnes handicapées. Elle mentionne les inquiétudes de l'ONU et de divers groupes. Concernant le projet de loi n° 3 sur la transparence syndicale, elle reconnaît certaines ouvertures du ministre (notamment sur les recours liés aux conventions collectives et le seuil de déclaration des dépenses), mais juge que le fardeau administratif imposé aux petits syndicats est disproportionné et qu'il s'agit d'une ingérence excessive. Sa formation politique ne peut appuyer ces projets.

Voir les citations (4)