SumInfo

Séance du 26 mars 2026

M. Bouazzi
10%
M. Morin
8%
M. Tanguay
6%
M. Bérubé
6%
M. Zanetti
4%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat parlementaire couvre une large gamme de sujets. La période de questions a été dominée par des critiques sur la modernisation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l'accès à l'avortement en région, la pollution de la Fonderie Horne, la violence scolaire, les ratés du système d'aide sociale UNIR, le financement des ressources intermédiaires, les délais en radiologie au Bas-Saint-Laurent et la chute des admissions d'étudiants étrangers suite aux mesures du gouvernement. Des motions sans préavis unanimes ont rendu hommage à Jean Lapierre, demandé des bureaux de vote dans les organismes communautaires pour les itinérants, réitéré l'opposition à la fracturation hydraulique, exigé la démission du PDG d'Air Canada pour manque de maîtrise du français et affirmé le droit du Québec à utiliser la clause dérogatoire. Le débat sur le budget a été marqué par de vives critiques des oppositions sur le déficit record de près de 10 milliards, l'augmentation de la dette, le manque de vision et l'abandon des régions, du communautaire et de la lutte aux violences conjugales. Le gouvernement a défendu sa rigueur budgétaire et ses investissements dans les infrastructures et la santé. Enfin, le débat sur le projet de loi n°1 (constitution) a vu les oppositions unanimes demander un report, dénonçant un processus bâclé, l'absence de consultation des Premières Nations et un affaiblissement des droits fondamentaux.

Reprise du débat sur la motion du ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement et sur les motions formulant un grief

Le débat sur le budget 2026-2027 a opposé la CAQ, qui défend un budget sobre et ciblé visant le retour à l'équilibre en 2029-2030, aux oppositions libérale, solidaire et indépendante. Ces dernières dénoncent un septième déficit consécutif, une gestion déconnectée des réalités, et des coupes dans la sécurité, le communautaire, la culture et les régions. Les critiques portent sur le sous-financement des PME, de la lutte contre la violence conjugale, des infrastructures, de l'éducation et du soutien à domicile. Plusieurs motions de grief ont été déposées, notamment sur la réconciliation avec les Autochtones, la violence conjugale, le communautaire, les aînés et l'énergie. Le gouvernement met en avant la prudence face aux incertitudes mondiales et des investissements ciblés dans les régions, l'agriculture et les infrastructures.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec

Le débat porte sur une motion de report de 12 semaines de l'adoption du principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, présentée par la députée des Mille-Îles. Les oppositions dénoncent un processus bâclé, notamment l'absence de consultation des Premières Nations, qui n'ont obtenu que 30 minutes d'audition et exigent le retrait du texte. Ils critiquent le contenu : absence de reconnaissance des peuples autochtones dans les articles, affaiblissement de la Charte des droits et libertés, clause de souveraineté parlementaire permettant de déroger sans justification, interdiction pour les organismes publics de contester les lois avec des fonds publics, et création d'un conseil constitutionnel politique. Le député de l'Acadie souligne aussi des problèmes concrets comme le financement des services parajudiciaires autochtones. Les trois partis d'opposition appuient la motion, certains réclamant carrément le retrait du projet. Le gouvernement n'intervient pas pour défendre le texte.

Poursuite du débat sur la motion du ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement et sur les motions formulant un grief

Le débat se poursuit sur le budget 2026-2027. Le député de Matane-Matapédia (PQ) critique un budget sobre sans grandes décisions, pointant des compressions en éducation, une baisse du financement par élève, et des enjeux régionaux comme le port de Matane. La députée de Marie-Victorin (CAQ) défend le bilan en santé: 24,2 milliards additionnels, réduction des listes d'attente, ouverture de cliniques, et investissements en première ligne et santé mentale. Le député de LaFontaine (PLQ) blâme sévèrement le gouvernement pour un déficit de 10 milliards, une dette accrue de 100 milliards, du gaspillage (SAAQclic, Northvolt), et une augmentation des fonctionnaires. Il accuse la CAQ d'avoir géré comme des péquistes et propose une alternative libérale.

Rendre hommage aux victimes de l'écrasement d'avion survenu le 29 mars 2016 aux Îles-de-la-Madeleine et rappeler la contribution de M. Jean Lapierre à la vie politique et médiatique québécoise et canadienne

L'Assemblée nationale a rendu hommage aux victimes de l'écrasement d'avion du 29 mars 2016 aux Îles-de-la-Madeleine, soulignant le 10e anniversaire de cette tragédie. La motion, présentée par le chef de l'opposition officielle et cosignée par plusieurs députés, a rendu hommage à Jean Lapierre et aux six autres victimes : Louis, Marc et Martine Lapierre, Nicole Beaulieu, Pascal Gosselin et Fabrice Labourel. Les orateurs ont rappelé la contribution exceptionnelle de Jean Lapierre à la vie politique et médiatique québécoise et canadienne, saluant sa loyauté, son humour, son talent de communicateur et son engagement envers le service public. Des souvenirs personnels ont été partagés par les députés de l'opposition officielle, de Granby, de Jean-Lesage et des Îles-de-la-Madeleine. La motion a été adoptée et une minute de silence a été observée.

Prospection et attraction d'étudiants étrangers #2

Lors d'un débat de fin de séance, la députée libérale Mme Setlakwe critique la CAQ pour sa gestion des étudiants étrangers. Elle accuse le gouvernement d'avoir envoyé un message négatif à l'international avec le projet de loi n° 74 et les quotas, puis d'avoir dû dépêcher la ministre en Europe pour « réparer les pots cassés ». Elle souligne que les universités et cégeps demandaient à être exemptés des mesures, mais la CAQ n'a pas écouté, entraînant une baisse des admissions et une atteinte à l'attractivité du Québec. Le ministre de l'Immigration, M. Roberge, rétorque que le problème de fraude et d'abus existait avant leur arrivée, citant des articles de presse. Il affirme que la CAQ a agi pour protéger le système et préserver la capacité de recherche, et accuse le Parti québécois de vouloir couper 60 000 étudiants étrangers. Mme Setlakwe réplique que les mesures n'étaient pas ciblées et que la réputation du Québec en souffre.

M. Bouazzi

M. Bouazzi critique la course aux armements mondiale et le budget du Québec, dénonçant l'inaction face aux crises climatique, du logement et de l'itinérance. Il souligne la détérioration des services publics, notamment en éducation, santé, justice et numérique, ainsi que l'état délabré des infrastructures. Il s'oppose fermement au projet de constitution (loi n° 1), qu'il juge antidémocratique, affaiblissant les contre-pouvoirs, les droits fondamentaux, la Charte québécoise, et les droits des Premières Nations. Il dénonce les clauses de souveraineté parlementaire et l'interdiction faite à 145 organismes de contester des lois. Il appelle au rejet du projet.

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M. Morin

Dans ce discours, M. Morin défend une motion de report de 12 semaines pour l'adoption du projet de loi n° 1, la Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec. Il critique le manque de consultation des Premières Nations, soulignant que leurs représentants n'ont eu que 30 minutes et que le texte ne les mentionne qu'en considérants, sans leur réserver une place substantielle. Il s'inquiète également du financement des services judiciaires autochtones, menacé de coupures, et évoque les difficultés des anglophones non-voyants à apprendre le français. Il dénonce les dispositions de la Loi sur l'autonomie constitutionnelle qui empêcheraient les organismes publics de contester des lois, ainsi que la création d'un Conseil constitutionnel aux pouvoirs flous. Il insiste sur la nécessité d'un débat public approfondi et d'une réelle réconciliation avec les Premières Nations, demandant au ministre de la Justice de suspendre le processus pour mieux consulter.

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M. Tanguay

Dans son intervention, M. Tanguay critique sévèrement le bilan du gouvernement caquiste, l'accusant de mauvaise gestion des finances publiques avec des déficits records, une augmentation de la dette et une décote. Il dénonce le non-respect de la promesse de réduire le nombre de fonctionnaires, le gaspillage dans des projets comme SAAQclic et Northvolt, et l'abandon des Québécois dans les services de santé et la francisation. Il compare la CAQ au Parti québécois pour sa gestion, citant des déclarations de députés caquistes pour appuyer ses dires. Il conclut en présentant le Parti libéral du Québec comme la seule alternative valide pour l'avenir.

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M. Bérubé

Dans son discours de critique du budget, M. Bérubé (Parti québécois) analyse les choix gouvernementaux sous l'angle des marges de manœuvre limitées, attribuées à des dépenses électorales passées. Il souligne que l'éducation, priorité affichée, a subi des compressions d'un demi-milliard et l'abolition des sorties culturelles, rétablies sous pression. Il s'interroge sur le processus d'arbitrage ayant mené à ces coupes. Localement, il plaide pour le financement du port de Matane, du barrage Mathieu-D'Amours, et s'oppose à la fermeture de bureaux de la Faune. Il évoque des infrastructures municipales en péril (Sayabec, Les Hauteurs) et des enjeux comme l'aéroport de Mont-Joli, l'autoroute 20, les médias communautaires et l'acériculture. Il estime que le budget sobre renvoie les grandes décisions au prochain gouvernement, en attendant l'élection du nouveau premier ministre.

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M. Zanetti

M. Zanetti critique vivement le gouvernement caquiste pour sa gestion du dossier de la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda, accusant Glencore d'empoisonner la population et la CAQ de céder au chantage de la multinationale, sacrifiant la santé des enfants jusqu'en 2033. Il rend hommage à Jean Lapierre, saluant sa passion et son apport à la vie politique. Il dénonce le budget 2026-2027 pour son manque de respect envers les droits des Premières Nations et des Inuits, notamment en matière d'autodétermination, d'accès à l'eau potable et d'éducation, ainsi que pour l'abandon des recommandations de la commission Viens. En culture, il critique le faible financement (1,2 % du budget) et l'absence de mesures pour les artistes. Enfin, il déplore l'argent envoyé à Ottawa (80 à 90 milliards) utilisé pour la militarisation et le pétrole, appelant à l'indépendance du Québec pour faire ses propres choix.

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