SumInfo

Séance du 25 mars 2026

Mme Ghazal
5%
Mme Déry
4%
Mme Tremblay
4%
M. Boissonneault
4%
Mme Dionne
4%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat parlementaire du 25 mars 2026 à l'Assemblée nationale du Québec a principalement porté sur le dépôt du budget 2026-2027 par le ministre des Finances. L'opposition officielle (PLQ) a critiqué le bilan du gouvernement caquiste en matière de transport collectif (REM, tramways non réalisés), le déficit de 8,6 milliards et l'absence de mesures pour réduire le coût de la vie. Québec solidaire a dénoncé le sous-financement des écoles publiques et la crise du logement, proposant une taxe sur les grandes fortunes. Le Parti québécois a pointé l'absence de soutien à l'agriculture et à la relève. Le gouvernement a défendu son bilan, soulignant les investissements records de 167 milliards dans les infrastructures (PQI), les hausses du financement en éducation et en santé, et les mesures pour le logement et l'itinérance. Plusieurs motions de grief ont été déposées par les oppositions, notamment sur le retard de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le logement abordable et la productivité. Des pétitions ont été déposées sur le financement des organismes communautaires et la réglementation du trappage. Le débat a aussi inclus des questions sur la fraude aux visas étudiants, l'exploration des gaz de schiste et l'accréditation syndicale.

Reprise du débat sur la motion du ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement et sur les motions formulant un grief #2

Le débat sur le budget 2026-2027, marqué par les motions de grief de l'opposition, a opposé le gouvernement caquiste, qui défend un budget sobre et responsable face à l'incertitude économique, aux partis d'opposition dénonçant un manque de vision et des compressions dans les services publics. Les ministres ont mis en avant les investissements records en infrastructures (PQI à 167 G$), en sport, en tourisme, en éducation, en lutte contre la violence conjugale et en logement. L'opposition a critiqué le septième déficit consécutif, le sous-financement des CPE, les retards dans les projets hospitaliers (Maisonneuve-Rosemont), les coupes en santé et en éducation, et l'absence de mesures pour les jeunes et l'accession à la propriété. Plusieurs motions de grief ont été déposées sur ces thèmes.

Reprise du débat sur la motion du ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement et sur les motions formulant un grief

Le débat sur le budget 2026-2027 de la CAQ a été marqué par des critiques sévères de l'opposition, qui l'a qualifié d'irresponsable et déconnecté des priorités des Québécois. Québec solidaire a dénoncé un budget favorisant les intérêts de la CAQ, avec une cagnotte de 750 millions pour le prochain chef, et a proposé de taxer les grandes fortunes. Le Parti libéral a blâmé le gouvernement pour la détérioration des finances publiques et l'inaction en santé et transport. Le Parti québécois a critiqué l'absence de soutien à l'agriculture et aux familles. En réponse, les ministres caquistes ont défendu le budget comme sobre et responsable, mettant en avant les investissements dans les infrastructures, la foresterie, les mines et les régions, tout en soulignant les défis géopolitiques et la nécessité de soutenir les entreprises. Plusieurs motions de grief ont été déposées.

Bilan du gouvernement en matière de transport collectif

Lors d'un débat sur le bilan du gouvernement en transport collectif, le député libéral M. Fortin a accusé le premier ministre Legault d'avoir abandonné ses promesses de 2018, notamment l'expansion des autoroutes, les REM à Laval et Chambly, les tramways dans l'est de Montréal et à Québec. Il a souligné que Montréal reste la ville la plus congestionnée au Canada. En réponse, M. Legault a défendu son bilan en citant des réalisations comme l'allongement de la ligne bleue, le tramway de Québec, le SRB Pie-IX et le prolongement de l'autoroute 19. Il a aussi rejeté la faute sur les municipalités et l'inaction antérieure du Parti libéral. Le débat s'est poursuivi sur le projet de tramway dans l'est, toujours en suspens selon l'opposition, tandis que le gouvernement affirme qu'il avance.

Souligner le 20e anniversaire du Régime québécois d'assurance parentale

L'Assemblée nationale du Québec a adopté à l'unanimité une motion soulignant le 20e anniversaire du Régime québécois d'assurance parentale, instauré en 2006. Présentée par le député M. Leduc, conjointement avec la ministre de l'Emploi et plusieurs députés, la motion rappelle que ce régime constitue une avancée majeure du modèle québécois en matière de politiques familiales. Elle met en lumière son rôle dans la participation des femmes au marché du travail, en favorisant leur retour en emploi et en réduisant les inégalités économiques entre les sexes. La motion souligne également l'impact du programme sur l'évolution des normes sociales, notamment une plus grande implication des pères et un partage équitable des responsabilités familiales. Enfin, elle réaffirme que ce régime doit demeurer un pilier essentiel de l'égalité entre tous les parents au Québec. Après l'adoption, le leader du deuxième groupe d'opposition a demandé l'envoi de la motion à plusieurs groupes, dont le Collectif Petite Enfance, la CSQ, la CSN et la FTQ.

Accès au logement

Lors du débat sur l'accès au logement, Mme Ghazal (Québec solidaire) a qualifié le budget de déconnecté de la réalité des locataires, soulignant des hausses de loyer de 11 à 30 % et des locataires consacrant 30 à 50 % de leur revenu au logement. Elle a dénoncé l'ajout de seulement 1 000 logements en trois ans comme insuffisant face à la pire crise du logement au Québec. Le ministre des Finances, M. Girard, a répondu que le gouvernement a investi 10 milliards $ depuis 2018, créant 33 000 logements sociaux et abordables, et que les mises en chantier sont en hausse. Le premier ministre Legault a lié la crise à l'arrivée massive de 500 000 immigrants temporaires, tout en réaffirmant les investissements. Mme Ghazal a répliqué que même avec une réduction de l'immigration, la crise persiste à cause de l'inaction gouvernementale. M. Legault a accusé Québec solidaire d'être « sur une autre planète » en niant l'impact de l'immigration sur le logement.

Mme Ghazal

Mme Ghazal critique le budget de la CAQ comme étant déconnecté de la réalité des Québécois, notamment face à la pire crise du logement de l'histoire. Elle dénonce des augmentations de loyer de 11 à 30 %, forçant les locataires à consacrer 30 à 50 % de leurs revenus au logement, et le quart d'entre eux à sauter des repas. Le gouvernement n'ajoute que 1 000 logements en trois ans, jugé insuffisant. Elle fustige aussi l'affaiblissement des services publics (santé, éducation) et le sous-financement des écoles publiques au profit du privé. Elle révèle une réserve de 750 millions $ pour le prochain chef de la CAQ, qualifiée de cadeau électoral. Pour rétablir l'équité, Québec solidaire propose de taxer les fortunes de plus de 25 millions $ (5 milliards $ de revenus), une mesure soutenue par des experts comme Claire Trottier et Brigitte Alepin, afin de financer les services et éviter l'iniquité intergénérationnelle.

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Mme Déry

Mme Déry souligne l'importance du budget équilibré et responsable du gouvernement, adapté au contexte économique difficile marqué par les tensions commerciales et l'augmentation du coût de la vie. Elle met en avant les investissements dans les infrastructures (PQI de 167 milliards), la conversion de places de garderie non subventionnées, le plafonnement de la taxe scolaire, et les mesures pour soutenir les PME et la productivité, notamment le programme Productivité-Compétences. Elle insiste sur la résilience des entreprises québécoises, la diversification des marchés, et le développement des compétences des travailleurs. Elle félicite le ministre des Finances pour son huitième budget et réaffirme l'engagement du gouvernement à protéger le pouvoir d'achat et à revenir à l'équilibre budgétaire.

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Mme Tremblay

Mme Tremblay, députée du gouvernement, prend la parole sur le budget en éducation. Elle souligne les investissements massifs dans les infrastructures scolaires, avec un Plan québécois des infrastructures (PQI) de 23,55 milliards $, en hausse de 162 % depuis 2018. Le budget total de l'éducation est passé de 14,9 milliards $ en 2018-2019 à 24,1 milliards $ en 2026-2027, soit une augmentation de 62 %. Elle vante la réduction des règles budgétaires de 260 à 37 regroupements pour plus de flexibilité dans les écoles. Elle énumère des mesures comme 63 millions $ par an pour le maintien des services aux élèves, 50 millions $ pour les espaces scolaires urgents, 53 millions $ pour favoriser le retour des retraités, et 21 millions $ pour transformer des postes à temps partiel en temps plein. Elle cite un rapport de l'Institut du Québec indiquant que le Québec dépense maintenant 23 % de plus par élève que la moyenne canadienne, renversant la situation antérieure. Elle conclut en se disant fière du travail du gouvernement et en remerciant le personnel scolaire.

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M. Boissonneault

M. Boissonneault critique l'inaction du gouvernement fédéral en matière d'immigration, notamment sur les cas frauduleux d'étudiants internationaux, et interroge le ministre sur les dossiers au Québec. Il dépose une motion sur l'enquête criminelle visant le Parti libéral du Québec. Il analyse le budget de la CAQ, déplorant l'absence de mesures concrètes pour les familles, les CPE, les municipalités, l'immigration et l'agriculture. Il souligne les retards dans les conversions de places en garderie, l'insuffisance des fonds pour les infrastructures d'eau, le manque de soutien à la relève agricole et l'absence d'aide pour la dette agricole. Il critique l'approche de la CAQ, qualifiée d'interventionniste et de mendiante envers Ottawa.

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Mme Dionne

Mme Dionne propose d'abord une motion pour révoquer l'ordre renvoyant le projet de loi n° 200, Loi concernant Le Country Club de Montréal, à la Commission des Finances publiques et le renvoyer à la Commission de l'Économie et du Travail, avec le ministre des Finances comme membre. Elle fixe une convocation le 31 mars 2026. Ensuite, en tant que ministre du Tourisme et responsable des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, elle défend le budget 2026-2027. Elle souligne que le tourisme est le 4e secteur d'exportation, avec des recettes historiques de 19 G$ en 2025, 420 000 emplois et 24 000 entreprises. Le budget renouvelle le financement des associations touristiques (22 M$), de l'Alliance de l'industrie touristique (7,2 M$), bonifie le PADAT (26 M$), et investit 18 M$ pour des événements sportifs internationaux (Coupe Davis, Billie Jean King, championnat mondial féminin de hockey). Pour les régions, le PQI atteint 167 G$ avec des projets comme Biopterre (27 M$) et l'hôpital de Maria. Des programmes comme RénoRégion (5,9 M$), le crédit d'impôt pour la Gaspésie prolongé et élargi, et des aides aux PME et à la forêt (360 M$) sont présentés. La culture est soutenue par un crédit d'impôt pour les médias locaux et le financement des musées.

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