SumInfo

Séance du 24 mars 2026

M. Beauchemin
14%
M. Lafrenière
7%
M. Paradis
7%
M. Lemay
5%
Mme Tardif
4%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat sur le budget 2026‑2027 du gouvernement caquiste a occupé l'Assemblée nationale, les partis d'opposition critiquant sévèrement la gestion des finances publiques. Le député libéral de Marguerite‑Bourgeoys a dénoncé un déficit de près de 10 milliards, sept déficits consécutifs et un endettement supplémentaire de 106 milliards, tout en soulignant le gaspillage dans des projets comme Northvolt et les chèques électoralistes. Québec solidaire a fustigé l'inaction face au coût de la vie et à la crise du logement, déplorant des coupes en éducation et environnement. Le Parti québécois a qualifié le budget d'éphémère, incompatible avec les promesses des candidats à la direction de la CAQ, et a dénoncé une cagnotte électorale de 1,25 G$. De leur côté, les ministres caquistes ont défendu un budget sobre et responsable, axé sur l'adaptation des entreprises au nouveau contexte économique, des investissements stratégiques dans les infrastructures (PQI de 167 G$) et le soutien aux régions et aux PME. Plusieurs motions de grief ont été déposées par les oppositions.

Reprise du débat sur la motion du ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement et sur les motions formulant un grief

Le débat sur le budget 2026-2027 du Québec a opposé le gouvernement caquiste, qui défend un budget 'sobre et responsable' face à l'incertitude économique mondiale, et les oppositions, qui dénoncent un septième déficit consécutif (9,9 milliards), un manque de vision et des investissements insuffisants dans le logement social, la santé mentale, le communautaire et la lutte aux changements climatiques. Plusieurs motions de grief ont été déposées, notamment sur le logement, la santé mentale, le sous-financement communautaire et l'absence de stratégie internationale. Le gouvernement met de l'avant des investissements records dans les infrastructures (PQI à 167 milliards), le soutien aux PME, l'innovation et les régions forestières, tandis que l'opposition critique la gestion des finances publiques, les chèques électoralistes et le manque de résultats concrets pour la population.

Débat sur la motion du ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement

Le débat sur la politique budgétaire du gouvernement de la CAQ a été dominé par les critiques des trois partis d'opposition. Le libéral Frédéric Beauchemin a dénoncé un 10e déficit consécutif, une augmentation de 106 G$ de la dette en huit ans, et une perte de crédibilité due à la décote de Standard & Poor's. Il a pointé les dépenses excessives, la sous-estimation des coûts et la surestimation des revenus, ainsi qu'une caisse électorale de 1,3 G$ pour la course à la chefferie. Québec solidaire, par Ruba Zaga Mendez, a fustigé le budget comme un « budget de l'abandon », dénonçant l'austérité en éducation, le manque de mesures pour le logement et l'environnement, et l'absence de taxation des millionnaires. Le Parti québécois, par Pascal Paradis, a qualifié le budget d'« éphémère », incompatible avec les promesses des candidats à la direction de la CAQ, et a déploré un fonds politique partisan de 1,25 G$. L'opposition unie demande un blâme sévère du gouvernement.

Accès à un médecin de famille

L'opposition, par la voix de M. Fortin, critique le premier ministre Legault pour son bilan en santé, notamment une entente avec les médecins de famille qui octroie 75 millions de dollars supplémentaires mais exclut les patients vulnérables considérés comme « non orphelins purs ». M. Legault réplique en affirmant qu'en trois mois, 221 000 Québécois de plus ont accès à un groupe de médecine de famille (GMF), dont 123 000 vulnérables, et promet 500 000 prises en charge d'ici le 30 juin. Fortin conteste ces chiffres, estimant que les patients ne sont pas vraiment suivis et que le gouvernement privilégie une approche comptable. Legault insiste sur les faits et accuse l'opposition de désinformation.

Impact du projet de loi sur le renforcement de la laïcité au Québec

Le débat porte sur le projet de loi n° 9 visant à renforcer la laïcité au Québec. Les députés de Québec solidaire (QS) s'y opposent, arguant qu'il discrimine les éducatrices portant le voile et qu'il aggrave la pénurie de main-d'œuvre. Ils citent des sondages montrant que la majorité des Québécois et des parents sont contre cette mesure. Le ministre responsable de la Laïcité, M. Roberge, défend le projet de loi en soulignant la clause de droits acquis pour les employées en poste, des consultations, et un sondage favorable à l'interdiction des symboles religieux dans les CPE. Il mentionne aussi d'autres mesures comme l'interdiction des prières de rue et le retrait des locaux de prière. QS rejette ces arguments, qualifiant la clause d'échec et dénonçant une approche idéologique sans problème réel. Le ministre accuse QS d'être systématiquement opposé à la laïcité.

Désactivation illégale de systèmes antipollution

L'opposition, par la voix de M. Derraji, dénonce une fraude massive de désactivation des systèmes antipollution dans les camions, révélée par une enquête de Radio-Canada. Il accuse le gouvernement, le ministère des Transports et la SAAQ de complaisance et d'inaction depuis 2023, et 342 médecins dénoncent cette négligence. Il exige des actions concrètes pour mettre fin au « far west ». En réponse, le ministre de l'Environnement M. Charette et le ministre des Transports M. Julien affirment travailler à des ajustements réglementaires et avoir renforcé les contrôles. M. Julien précise que plus de 97 % des vérifications sont conformes, minimisant la gravité. Un échange tendu conduit au retrait du mot « complices » par M. Derraji, remplacé par « complaisance ».

M. Beauchemin

Dans son intervention, M. Beauchemin, député libéral, critique sévèrement le budget 2026‑2027 de la CAQ, qu'il qualifie de septième déficit consécutif, ajoutant 106 milliards à la dette du Québec. Il accuse le gouvernement d'avoir été dégradé par Standard & Poor's, d'avoir sous-estimé les dépenses et surestimé les revenus, et de ne pas avoir présenté un plan crédible de retour à l'équilibre budgétaire. Il dénonce la création d'un fonds électoral de 1,3 milliard, des coupes dans le mentorat aux entreprises et le manque de soutien aux PME. Il propose une motion de grief blâmant le gouvernement pour sa gestion des finances publiques. Il promet qu'un futur gouvernement libéral rétablira une saine gestion, améliorera la productivité des sociétés d'État et soutiendra l'économie.

Voir les citations (4)

M. Lafrenière

M. Lafrenière, député et ministre, intervient en faveur du budget, soulignant les défis mondiaux mais insistant sur la nécessité de choix gouvernementaux. Il aborde ses trois responsabilités : sécurité publique, relations avec les Premières Nations et Inuits, et Nord-du-Québec. En sécurité publique, il défend le projet de loi n° 13 contre le crime organisé, l'extorsion et la violence conjugale, et annonce des mesures comme le registre des délinquants sexuels et la loi de Clare. Pour les Premières Nations, il met en avant un fonds de 500 millions pour des mégaprojets et des investissements pour le Nunavik. Dans le Nord, il cite 4,5 milliards en infrastructures. Il critique l'opposition pour son manque de prévisibilité et se félicite des avancées transpartisanes. Il remercie la Légion royale canadienne et souligne l'importance de la prévention chez les jeunes face à l'exploitation criminelle.

Voir les citations (2)

M. Paradis

M. Paradis critique le budget 2026-2027 du gouvernement de la CAQ, qu'il juge déconnecté des préoccupations des Québécois, notamment le coût de la vie, le logement et le prix de l'essence. Il dénonce une caisse électorale de 1,25 milliard réservée pour la course à la direction de la CAQ, et souligne l'absence de mesures pour la santé, l'éducation et les infrastructures. Il pointe les choix budgétaires passés (chèques électoralistes, cadeaux fiscaux, subventions discrétionnaires) comme causes des difficultés financières, et critique le fédéralisme coûteux. Il aborde aussi l'absence de réponse du gouvernement sur le projet éolien TES Canada en Mauricie, et les coupes en relations internationales. Il salue quelques mesures comme Rénoclimat et le soutien aux victimes de violence sexuelle, mais reste très critique.

Voir les citations (4)

M. Lemay

M. Lemay a pris la parole pour défendre le budget 2026-2027, qu'il qualifie de responsable et centré sur les priorités des Québécois. Il a souligné le contexte international instable, notamment les tarifs douaniers américains et le conflit en Iran, qui affectent l'économie québécoise. Le budget prévoit une croissance modeste de 1,1 % en 2026 et 1,4 % en 2027. Parmi les mesures clés, M. Lemay a mentionné la création d'une zone d'innovation minière à Rouyn-Noranda, une bonification de 1 milliard $ du Fonds pour la croissance des entreprises québécoises, 164,5 millions $ pour le secteur forestier, un fonds de 500 millions $ pour la participation financière des communautés autochtones, 61 millions $ pour les banques alimentaires, 91 millions $ pour les maisons d'hébergement, et un crédit d'impôt pour les médias d'information. Il a également souligné les investissements records dans le Plan québécois des infrastructures (PQI), notamment dans sa région de Lanaudière, comme le quartier universitaire de Terrebonne et l'agrandissement du Cégep de Terrebonne. Enfin, il a rappelé que la dette nette du Québec est passée de 42,9 % à 38,8 % du PIB depuis 2019.

Voir les citations (1)

Mme Tardif

Mme Tardif défend le budget 2026-2027, qualifié de sobre mais structuré autour de quatre orientations : soutien à l'adaptation des entreprises, investissements stratégiques dans les infrastructures, priorisation des missions de l'État et gestes ciblés pour les Québécois. Elle insiste sur le soutien aux PME et aux régions, notamment le secteur forestier, avec 580 millions de dollars sur cinq ans, incluant 365 millions pour les communautés forestières. Elle mentionne des mesures fiscales (réduction du taux d'imposition des PME, congé de cotisation au Fonds des services de santé) et le projet de loi n° 11 pour réformer la gestion forestière. Elle souligne aussi 2,4 milliards de dollars sur cinq ans pour des initiatives sociales : aide aux familles, lutte contre l'itinérance, violences conjugales, logement et soutien aux organismes communautaires. Elle défend le bilan du gouvernement, évoquant une réduction de l'écart de niveau de vie avec l'Ontario et le reste du Canada.

Voir les citations (1)