SumInfo

Séance du 19 mars 2026

Mme LeBel
10%
M. Roberge
10%
Mme Bélanger
8%
M. Boulet
6%
Mme Proulx
6%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

La séance débute par des déclarations de députés honorant des citoyens et organismes. Suit une période de questions orales animée où l'opposition officielle critique la gestion des finances publiques du gouvernement caquiste, dénonçant un déficit de 10 milliards et un fonds électoral de 1,3 milliard. Le gouvernement répond en soulignant la croissance économique et la réduction de l'écart de productivité avec l'Ontario. Les thèmes de la santé (Hôpital Maisonneuve-Rosemont), de l'éducation (budget jugé insuffisant par les syndicats), du logement (crise et manque de mesures) et de l'immigration (abolition du PEQ et son impact) sont abordés. En après-midi, l'Assemblée se constitue en commission plénière pour étudier les crédits provisoires 2026‑2027, avec des échanges sur la Santé, l'Habitation, l'Éducation, l'Économie et l'Immigration. Malgré les critiques, les crédits provisoires sont adoptés par 63 voix contre 21, de même que le projet de loi n° 26 sur les crédits.

Étude des crédits provisoires 2026‑2027 — Éducation

L'étude des crédits provisoires 2026‑2027 pour l'Éducation a opposé la ministre Sonia LeBel aux députés de l'opposition. La ministre a défendu une hausse de 3 % du budget (après ajustements) et des investissements historiques de 62 % depuis 2018, tout en promettant une plus grande stabilité et flexibilité (notamment via le passage de plafonds à des cibles d'ETC). L'opposition a critiqué un sous-financement persistant, évoquant une baisse du financement par élève en dollars constants et des compressions malgré les promesses. Des échanges vifs ont eu lieu sur la révision des indices de défavorisation, qui entraîne des pertes de services dans des écoles dont la pauvreté relative n'a pas changé. Les questions ont aussi porté sur l'attractivité de la profession enseignante, la violence scolaire, les classes d'accueil pour demandeurs d'asile, et la rémunération des stages. La ministre s'est engagée à approfondir certains dossiers sans prendre d'engagement ferme.

Étude des crédits provisoires 2026‑2027 — Immigration, Francisation et Intégration

L'étude des crédits provisoires 2026‑2027 du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration a porté sur le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), les budgets de francisation, la transition entre l'ancien PEQ et le PSTQ, les missions de recrutement à l'étranger, et la situation des demandeurs d'asile. Le ministre Roberge a défendu le PSTQ, soulignant la sélection de 54 % de diplômés québécois, 93 % de personnes en déficit de main‑d'œuvre et 66 % hors de Montréal, et a annoncé 2 500 nouvelles invitations. Les oppositions ont critiqué l'absence de mesures transitoires, l'impact sur les travailleurs étrangers, la baisse des budgets de francisation, et l'exode de 59 000 résidents non permanents. Le ministre a rejeté tout lien de causalité entre le PSTQ et les départs, et a précisé que les budgets de francisation 2026‑2027 s'élèveraient à 258 M$. Le débat a aussi abordé la compensation fédérale pour les demandeurs d'asile (733 M$ demandés, 43,1 M$ reçus) et les missions de recrutement (cinq missions, 335‑515 embauches).

Étude des crédits provisoires 2026‑2027 — Santé

Lors de l'étude des crédits provisoires 2026‑2027 en santé, la ministre Bélanger défend le budget, soulignant une enveloppe de 2 milliards sur cinq ans et la priorité accordée à la première ligne et aux infrastructures. L'opposition, menée par les députés Derraji (PLQ), Cliche-Rivard (QS) et Arseneau (PQ), critique vivement le manque de financement concret pour l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), dont le projet est toujours en planification et soumis à une optimisation de 15 % demandée par le gouvernement. La ministre confirme qu'aucun montant n'est inscrit au PQI pour HMR, mais que les sommes seront disponibles. Le dossier de l'hôpital Douglas reçoit 50 millions pour des travaux urgents. D'autres sujets sont abordés : l'exode des médecins vers le privé (1 064 départs en 2025), le Dossier santé numérique (400 millions pour deux projets vitrines), la réglementation des boissons énergisantes, le remboursement des pompes à insuline, et l'impact de l'abolition du PEQ sur le personnel immigrant. Les oppositions demandent des engagements clairs sur les échéanciers et la transparence.

Étude des crédits provisoires 2026‑2027 — Habitation

La commission plénière examine les crédits provisoires 2026-2027 en habitation. La ministre Proulx défend le bilan du gouvernement : 7 milliards $ investis depuis 2018, 9 000 logements livrés en 2026, 16 000 en cours, 14 000 déjà livrés. Elle cite la Stratégie québécoise, le PHAQ et des partenariats (Desjardins, FTQ, Unitaînés). L'opposition (Dufour, Fontecilla, Gentilcore) critique l'insuffisance des mesures : seulement 1 000 nouveaux logements abordables, absence de logements sociaux, sous-financement du PAD, hausse des loyers et difficultés d'accès à la propriété. Les échanges portent sur l'abordabilité, la liste d'attente des HLM (30 224 ménages), la réduction du budget SHQ et l'objectif de mises en chantier.

Étude des crédits provisoires 2026‑2027 — Économie, Innovation et Énergie

L'étude des crédits provisoires 2026‑2027 en économie, innovation et énergie a opposé le ministre Boulet aux oppositions. Le ministre a défendu son bilan : réduction de l'écart de productivité avec l'Ontario, investissements massifs dans les PME (94 % des interventions), et adaptation au contexte tarifaire américain. Les députés Beauchemin (PLQ), Zaga Mendez (QS) et Gentilcore (PQ) ont critiqué la baisse de la productivité, les subventions aux multinationales, et la gestion de dossiers comme Airbus, Nemaska Lithium et QScale. Des coupes budgétaires au Conseil de l'innovation ont été dénoncées. Le ministre a répondu en insistant sur la croissance des investissements (4,9 % au Québec) et la nécessité de soutenir les secteurs stratégiques malgré l'incertitude.

Mme LeBel

Lors de l'étude des crédits provisoires, la ministre de l'Éducation, Mme LeBel, a défendu le budget 2026-2027, soulignant une augmentation de 3 % suffisante pour maintenir les services. Elle a insisté sur la prévisibilité et la flexibilité pour le réseau, notamment en transformant les plafonds d'ETC en cibles pour déverrouiller les fonds. Elle a rejeté les critiques sur l'insuffisance budgétaire, rappelant une hausse historique de 62 % en huit ans. La ministre a abordé la stabilisation de la clientèle, la rétention enseignante (80 % après cinq ans), la culture à l'école, et l'accompagnement des écoles face à la violence. Elle a aussi mentionné 1 124 classes d'accueil et 350 projets de rénovation. Elle s'est engagée à examiner les transitions pour les écoles touchées par le changement d'indice de défavorisation.

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M. Roberge

Dans ce débat, M. Roberge, ministre de l'Immigration, défend le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Il souligne que 6 928 invitations ont été émises lors des trois premières rondes, dont 54 % pour des diplômés d'institutions québécoises et 66,4 % pour des résidents hors Montréal et Laval. Il présente des données sur la francisation, avec un budget de 252,9 millions en 2025-2026 et 256 millions prévus pour 2026-2027. Il rassure sur l'accueil des Français, qui sont les premiers sélectionnés via le PSTQ. Il critique le gouvernement fédéral pour la gestion des demandeurs d'asile et des permis de travail, et insiste sur le fait que les départs de temporaires sont dus à Ottawa, non aux politiques québécoises. Il mentionne des missions de recrutement ciblées dans des secteurs en pénurie comme la santé et l'éducation, tout en réduisant les effectifs internationaux. Il aborde la capacité d'accueil, liée à la disponibilité de logements et d'enseignants, et évoque la possibilité d'utiliser la clause dérogatoire pour défendre les intérêts du Québec.

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Mme Bélanger

Mme Bélanger, ministre de la Santé, défend le budget 2026-2027 en soulignant les investissements de 2 milliards sur cinq ans en santé, notamment pour les infrastructures, la première ligne, les troubles mentaux et l'itinérance. Elle réaffirme que l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) est une priorité, mais que les sommes ne sont pas inscrites car le projet est en phase de planification (DO et DA). Elle insiste sur une optimisation de 15 % des secteurs administratifs, sans toucher aux lits. Elle évoque aussi le virage numérique avec le Dossier santé numérique, la rétention des médecins via Santé Québec et la FMSQ, et une réflexion sur la réglementation des boissons énergisantes après un drame. Elle répond à des questions sur la répartition des enveloppes de maintien d'actif (2,9 milliards) et les travaux d'urgence.

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M. Boulet

M. Boulet a ouvert l'étude des crédits provisoires en économie en soulignant les progrès du Québec en matière de productivité, l'écart avec l'Ontario étant passé de 9,4 % en 2018 à 1,1 % en 2024. Il a mis de l'avant les investissements de 25 milliards en aides directes depuis 2018, générant 95 milliards de projets, avec un taux de succès des investissements passant de 41 % à 83 %. Il a insisté sur le soutien aux PME, notamment via le Réseau accès PME et le programme Essor, et sur les secteurs stratégiques comme l'aluminium (projet AP60 avec Rio Tinto), l'aérospatiale, les minéraux critiques et l'intelligence artificielle. Face aux incertitudes tarifaires avec les États-Unis, il a réaffirmé l'importance de diversifier les marchés et d'accompagner les entreprises. Il a également défendu les retombées des investissements, citant des exemples concrets comme Tremcar à Granby et le groupe ADF. Enfin, il a évoqué la vision économique du gouvernement axée sur l'innovation, la productivité et la transformation numérique.

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Mme Proulx

Mme Proulx, ministre de l'Habitation, défend le bilan du gouvernement lors de l'étude des crédits. Elle insiste sur les investissements majeurs (7 milliards depuis 2018, 741 millions annoncés dans le budget 2026) et la Stratégie québécoise en habitation. Elle met en avant la construction record de 9 000 logements abordables en cours, 33 000 logements prévus, et des partenariats innovants (Desjardins, FTQ, Unitaînés). Elle répond aux critiques sur les listes d'attente (30 224 ménages, en baisse de 8 000) et sur le Programme d'adaptation au logement (PAD), dont les critères seront revus pour cibler les plus vulnérables avant une réouverture prochaine. Elle se dit satisfaite du soutien du ministre des Finances, mais renvoie les questions sur l'accès à la propriété à ce dernier.

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