SumInfo

Séance du 18 mars 2026

M. Girard (Groulx)
12%
M. Cliche-Rivard
8%
M. Derraji
7%
Mme Dufour
6%
M. Nadeau-Dubois
6%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat du 18 mars 2026 à l'Assemblée nationale du Québec a été marqué par plusieurs interventions. Les déclarations de députés ont souligné des anniversaires d'organismes et des initiatives locales. En période de questions, l'opposition a interpellé le gouvernement sur le financement des centres d'éducation populaire, la suspension du Programme d'adaptation de domicile (PAD), le manque de ressources au DPCP, la création d'un registre des loyers, les critères d'admission aux CPE, les coupes fédérales en itinérance, la révision de la loi P-38, la couverture des traitements de fertilité, et le projet de modernisation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Des motions sans préavis ont été adoptées sur la Journée nationale des usagers de la santé et sur le Fonds des pêches, tandis que d'autres (sur le projet de loi n° 1 et la disposition de souveraineté) n'ont pas fait l'unanimité. Le débat sur le principe du projet de loi n° 1 (Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec) s'est poursuivi, avec l'opposition dénonçant le manque de consultations et les atteintes aux contre-pouvoirs ; une motion de report a été déposée. Une motion de l'opposition sur la mauvaise gestion des finances publiques a été débattue et son vote reporté. Enfin, le ministre des Finances a prononcé le discours sur le budget 2026-2027, annonçant des mesures pour les entreprises, les infrastructures, les services publics et le logement, tout en visant un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2029-2030. Les porte-parole de l'opposition ont critiqué le déficit persistant et le manque d'ambition.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec

Le débat sur le projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, a vu les oppositions (Québec solidaire, Parti libéral) critiquer vivement le processus et le contenu. Les orateurs ont dénoncé l'absence de consultations préalables, le manque de dialogue avec les Premières Nations, et la précipitation d'un gouvernement en fin de mandat. Ils ont souligné les risques pour les contre-pouvoirs et l'accès à la justice, notamment via l'article 5 limitant les contestations judiciaires. Une motion de report de 12 semaines a été déposée par la députée des Mille-Îles. Le gouvernement a défendu le projet comme un geste historique nécessaire pour affirmer l'identité québécoise et protéger ses institutions, appelant à ne pas reporter l'adoption.

Motion proposant que l'Assemblée dénonce la mauvaise gestion des finances publiques

Lors d'un débat sur une motion de l'opposition officielle, les députés ont discuté de la mauvaise gestion des finances publiques par le gouvernement caquiste depuis 2018. L'opposition (Parti libéral du Québec et Québec solidaire) a dénoncé les gaspillages (SAAQclic, Northvolt, chèques électoralistes), l'augmentation de la dette de près de 100 milliards de dollars, et la détérioration des services publics, notamment en santé et éducation. Des exemples concrets ont été donnés : listes d'attente pour IRM, CHSLD, fermetures de services. Le gouvernement caquiste a défendu son bilan, mentionnant des investissements records dans les infrastructures, une baisse d'impôt, des mesures sociales (stationnement gratuit, lunettes pour enfants), et une réduction de l'écart de richesse avec l'Ontario. La députée Bourassa a souligné les projets économiques en région et le plan de retour à l'équilibre budgétaire. Le vote sur la motion a été reporté au lendemain.

Discours sur le budget

Le ministre des Finances, M. Girard, a présenté le budget 2026-2027 du Québec, qu'il qualifie de 'responsable et centré sur les priorités des Québécois'. Ce huitième budget du gouvernement CAQ est le dernier du premier ministre actuel. Il prévoit des initiatives de 9,6 milliards de dollars sur six ans, visant à soutenir les entreprises (1,9 milliard), investir dans les infrastructures (5 milliards), financer les grandes missions de l'État (4,3 milliards) et améliorer le bien-être des citoyens (3,6 milliards). Le gouvernement réduit les déficits prévus et confirme l'objectif d'équilibre budgétaire d'ici 2029-2030. Il souligne la réduction de l'écart de richesse avec l'Ontario et le reste du Canada, ainsi que la baisse du poids de la dette. Des mesures sont annoncées pour l'audiovisuel, les communautés autochtones, le logement, la lutte contre l'itinérance et les changements climatiques.

Discours sur le budget — Motion proposant que l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement

Lors du débat sur le budget, les oppositions ont vivement critiqué la politique budgétaire du gouvernement caquiste. Le député Beauchemin (PLQ) a dénoncé un déficit de près de 10 milliards, une perte de crédibilité et des dépenses électoralistes. Mme Zaga Mendez (QS) a fustigé l'austérité ciblée en éducation et environnement, l'absence de mesures pour le logement et le coût de la vie, et la création d'une réserve électorale. M. St-Pierre Plamondon (PQ) a souligné l'asphyxie fiscale et le gaspillage, critiqué le fonds discrétionnaire pour les candidats à la chefferie et l'absence de financement pour l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Tous ont conclu que ce budget sert la campagne électorale de la CAQ plutôt que les besoins des Québécois.

Souligner la Journée nationale des usagers de la santé du Québec

L'Assemblée nationale du Québec a adopté à l'unanimité une motion soulignant la première Journée nationale des usagers de la santé, initiative de l'organisme Les Usagers de la santé du Québec. La motion, présentée par la députée de La Pinière, Mme Caron, vise à promouvoir l'accès, la qualité des services et la place des usagers dans le réseau. La ministre de la Santé, Mme Bélanger, a salué l'engagement des usagers et des bénévoles. Le leader du deuxième groupe d'opposition, M. Cliche-Rivard, a insisté sur l'importance d'écouter les usagers pour réformer le système. Le député des Îles-de-la-Madeleine, M. Arseneau, a critiqué les réformes récentes qui ont éloigné les usagers des décisions. La motion a été adoptée avec 95 voix pour, aucune contre.

M. Girard (Groulx)

Le ministre des Finances, M. Girard (Groulx), présente le budget 2026-2027 du gouvernement du Québec, qu'il qualifie de responsable et centré sur les priorités des Québécois. Il souligne une gestion financière rigoureuse malgré les crises (pandémie, inflation, protectionnisme américain), avec une réduction des déficits prévus et une baisse du poids de la dette. Le budget prévoit 9,6 milliards $ sur six ans pour quatre priorités : soutien aux entreprises (1,9 G$), investissements en infrastructures (5 G$ additionnels), financement des grandes missions de l'État (4,3 G$) et bien-être des citoyens (3,6 G$). Des mesures ciblées incluent un fonds de garantie de 500 M$ pour les communautés autochtones, 365 M$ pour le secteur forestier, 280 M$ pour l'audiovisuel, 846 M$ pour les familles, 741 M$ pour le logement, 264 M$ pour l'itinérance et 260 M$ contre les violences conjugales. Le gouvernement confirme son objectif de retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2029-2030.

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M. Cliche-Rivard

M. Cliche-Rivard dénonce les coupes fédérales en itinérance, qu'il qualifie de catastrophiques, et interpelle la ministre des Services sociaux pour qu'elle comble le manque à gagner. Il souligne la première Journée nationale des usagers de la santé comme une occasion d'écoute et d'action politique. Il critique vivement le projet de loi n° 1 sur la constitution, l'accusant d'être écrit sans consultation du peuple ni des Premières Nations, de limiter les contre-pouvoirs et l'accès aux tribunaux. Il appelle à son retrait et à un processus constituant démocratique. Enfin, il appuie une motion dénonçant la mauvaise gestion financière du gouvernement caquiste, pointant des gaspillages et une dégradation des services publics, notamment en santé : fermetures de lits, réductions de services, sous-utilisation des blocs opératoires, et recours au privé.

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M. Derraji

M. Derraji a interrogé la ministre sur l'inclusion des 300 millions de dollars pour l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont dans l'enveloppe de 2,3 milliards du PQI, obtenant une réponse négative. Il a ensuite critiqué la démarche du gouvernement caquiste pour la constitution, la jugeant partisane et non inclusive, avec des consultations insuffisantes (30 minutes par groupe) et un refus initial de consultation générale. Il a souligné les critiques de nombreux groupes (Institut du Nouveau Monde, UMQ, Barreau du Québec, etc.) et les lacunes du projet : absence de protection pour la communauté anglophone et article 5 limitant la capacité des organismes publics à contester des lois, ce qui menace la séparation des pouvoirs et l'accès aux tribunaux. Il a conclu en dénonçant la décrépitude du gouvernement et appelant à son départ.

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Mme Dufour

Mme Dufour dénonce la suspension du Programme d'adaptation à domicile par le gouvernement caquiste, illustrée par le cas de François Canti, tétraplégique, qui ne peut adapter son domicile et risque le CHSLD. Elle critique ensuite le processus du projet de loi n° 1, la constitution caquiste, qu'elle juge précipité et partisan. Elle cite plusieurs groupes (FRAPRU, Centre québécois du droit de l'environnement, Ordre des urbanistes du Québec) qui déplorent le manque de consultations publiques et l'absence de droit à un environnement sain comme droit fondamental. Elle compare au Chili, où une assemblée constituante élue a rédigé une constitution, rejetée deux fois par référendum. Elle appuie la proposition de son chef Charles Milliard de suspendre les travaux pour reprendre après les élections avec un processus consultatif inclusif.

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M. Nadeau-Dubois

Dans son intervention, M. Nadeau-Dubois s'oppose au principe du projet de loi constitutionnelle du gouvernement. Il souligne l'absence de mandat démocratique clair, le manque de consultation en amont et le contexte politique inapproprié (fin de mandat, premier ministre démissionnaire, élections proches). Il critique également le fond du projet, qui affaiblirait les contre-pouvoirs essentiels à l'État de droit, notamment en limitant la capacité de la société civile à recourir aux tribunaux. Il mentionne l'opposition de 800 organismes de la société civile. Il annonce qu'il votera contre le principe du projet de loi.

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