SumInfo

Séance du 17 mars 2026

Mme Ghazal
7%
M. Leduc
6%
M. Fortin
6%
Mme Zaga Mendez
6%
Mme Cadet
5%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat sur l'adoption du principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, s'est poursuivi. Les députés de l'opposition (Parti libéral du Québec, Québec solidaire, Parti québécois) ont unanimement critiqué le texte, dénonçant un processus antidémocratique, rédigé en vase clos sans consultation citoyenne ni des Premières Nations. Ils ont souligné les risques pour l'État de droit : l'article 5 limite le droit d'ester en justice pour les organismes financés par l'État, affaiblissant les contre-pouvoirs ; l'absence de protection constitutionnelle du droit à un environnement sain et le recul potentiel sur les droits reproductifs (article 29 finalement retiré après controverse). Plusieurs orateurs ont plaidé pour le retrait du projet et l'organisation d'une véritable assemblée constituante. Le gouvernement n'est pas intervenu dans le débat, se bornant à défendre le texte antérieurement. La motion de crédits provisoires a été adoptée en début de séance.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec #2

Le débat sur le principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, a vu une opposition quasi unanime des partis d'opposition. Les intervenants ont dénoncé un processus antidémocratique, rédigé en vase clos sans consultation préalable, en contradiction avec la légitimité requise pour une constitution. Ils ont critiqué l'absence de protection environnementale concrète, notamment le statut de l'eau qui favoriserait sa privatisation, et l'omission du droit à un environnement sain. Plusieurs ont souligné les atteintes aux contre-pouvoirs, comme l'interdiction faite aux organismes financés par l'État de contester certaines lois, et la création d'un conseil constitutionnel politique. Les droits des communautés anglophones et des Premières Nations sont jugés insuffisamment reconnus. La polémique entourant l'article 29 sur l'avortement, finalement retiré, a été vivement critiquée comme un gaspillage de temps et une source d'anxiété. Les oppositions réclament le retrait du projet de loi et appellent à un processus constituant transparent et participatif.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec

Le débat sur le principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, révèle une opposition quasi unanime des partis d'opposition (Québec solidaire, Parti libéral du Québec) en raison du processus jugé antidémocratique et du contenu jugé dangereux. Les critiques portent sur l'absence de consultation populaire et de véritable assemblée constituante, le manque d'implication des Premières Nations, l'affaiblissement des contre-pouvoirs via l'article 5 (restreignant l'accès aux tribunaux), la non-constitutionnalisation du droit à un environnement sain, et les risques pour les droits des femmes (article 29 sur l'avortement). Les intervenants dénoncent un exercice partisan, précipité, et sans mandat, appelant au retrait du projet de loi.

Accueil de la nouvelle députée de Chicoutimi, Mme Marie-Karlynn Laflamme

L'Assemblée nationale a accueilli la nouvelle députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, élue lors de l'élection partielle du 23 février. Les chefs de parti ont salué son dévouement, son parcours à l'UQAC et ses responsabilités (enseignement supérieur, infrastructures, aînés, ressources naturelles). Le premier ministre Legault a souligné l'importance de l'éducation et des défis forestiers. L'opposition officielle a mis l'accent sur le développement régional, et Québec solidaire a célébré l'arrivée d'une femme indépendantiste. Dans son discours, Mme Laflamme a plaidé pour la décentralisation, la confiance dans les régions et l'indépendance du Québec.

Gestion des finances publiques

Le débat porte sur la gestion des finances publiques par le gouvernement de la CAQ. M. Fortin, chef de l'opposition officielle, critique le prochain budget, qui sera le septième déficit consécutif. Il accuse le gouvernement de gaspillage dans des projets comme Northvolt et Flying Whales, ce qui réduit sa marge de manœuvre et dégrade les services publics, notamment en santé où des patients atteints de cancer ne peuvent obtenir d'imageries médicales. Le premier ministre Legault défend son bilan en soulignant que le déficit du Québec en pourcentage du PIB est parmi les plus bas au Canada, et que son gouvernement a accordé 7 milliards $ en baisses d'impôts tout en augmentant les dépenses en santé et éducation de 56 % et 58 %. Il attribue cette performance à une croissance économique par habitant supérieure au reste du Canada. Il mentionne l'entente avec les médecins de famille qui permettra à 500 000 Québécois supplémentaires d'accéder à un GMF. Le débat reste centré sur les choix budgétaires et leurs conséquences.

Effort fiscal des contribuables multimillionnaires

Lors d'un débat à l'Assemblée nationale du Québec, Mme Ghazal (Québec solidaire) interpelle le premier ministre Legault sur l'effort fiscal des multimillionnaires. Elle soutient que la classe moyenne paie trop d'impôts et que les services publics se dégradent, alors que les plus riches, comme les multimillionnaires, ne contribuent pas assez. Citant la riche héritière Claire Trottier et la fiscaliste Brigitte Alepin, elle demande un impôt sur la richesse. M. Legault répond en énumérant des mesures d'aide aux plus démunis (7 milliards $) et affirme que le Québec a peu de riches et que trop d'impôt tue l'impôt. Il demande une définition de « riche ». Mme Ghazal réplique que les salariés n'ont pas vu leurs revenus augmenter comme les multimillionnaires, et insiste sur l'imposition de la richesse. Le premier ministre souligne les hausses salariales des enseignants (de 84 000 $ à 100 000 $).

Mme Ghazal

Mme Ghazal, cheffe de Québec solidaire, souhaite la bienvenue à la nouvelle députée de Chicoutimi, soulignant l'importance de la démocratie et de la participation féminine. Elle dépose une pétition de 600 signataires demandant l'abaissement du droit de vote à 16 ans. Elle critique le gouvernement caquiste pour son budget austère et son refus d'imposer les multimillionnaires, alors que 72 % des Québécois y sont favorables. Elle s'oppose fermement au projet de loi n° 1 sur une constitution québécoise, qu'elle juge antidémocratique, menaçant l'État de droit et les droits fondamentaux, notamment des femmes. Elle dénonce un processus fermé et un contenu enfermé dans le cadre canadien. Québec solidaire propose une assemblée constituante citoyenne et milite pour l'indépendance du Québec. Elle promet de tout mettre en œuvre pour bloquer ce projet de loi.

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M. Leduc

M. Leduc, député de Québec solidaire, critique sévèrement le projet de loi n° 1, présenté comme une constitution pour le Québec. Il dénonce un processus non démocratique, rédigé dans les officines du ministre sans consultation populaire. Il s'inquiète de l'article 5 qui interdirait à des organisations financées par l'État de contester des lois déclarées d'intérêt national, restreignant l'accès à la justice. Il attaque la souveraineté parlementaire (article 18) qui permettrait à une majorité simple de suspendre des droits fondamentaux sans justification. Il craint la création d'un conseil constitutionnel partisan et un affaiblissement des contre-pouvoirs. Il cite le Barreau du Québec et Amnistie internationale qui jugent le projet régressif. Il critique aussi la procédure accélérée en fin de mandat et propose plutôt une assemblée constituante. Il conclut en demandant le retrait du projet.

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M. Fortin

M. Fortin critique le projet de loi n° 1, la Loi constitutionnelle de 2025, qu'il juge partisan et antidémocratique, déposé par un gouvernement CAQ impopulaire en fin de mandat sans consultation adéquate. Il souligne que le Barreau du Québec a qualifié le projet de menace pour la séparation des pouvoirs, l'État de droit et les droits fondamentaux. Il dénonce le traitement des Premières Nations, qualifié de colonial par l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, et l'article 5 qui empêche l'utilisation de fonds publics pour contester des lois, qu'il voit comme revanchard. Il accueille la nouvelle députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, et critique la gestion financière de la CAQ, pointant un déficit de 12 milliards, des services publics en déclin et des patients atteints de cancer qui attendent des imageries médicales.

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Mme Zaga Mendez

Mme Zaga Mendez, députée de Québec solidaire, s'oppose au principe du projet de loi n° 1, une constitution proposée par la CAQ, qu'elle qualifie de pseudo-projet. Elle critique l'absence de consultation populaire et l'omission de droits environnementaux fondamentaux, notamment le droit à un environnement sain déjà reconnu dans la charte québécoise (art. 46.1). Elle dénonce la formulation de l'article 20 sur l'eau, qui selon elle affaiblit le statut d'eau comme chose commune et ouvre la porte à la privatisation. Elle plaide pour une reconnaissance du statut juridique du fleuve Saint-Laurent et souligne les impacts de la crise climatique sur la santé publique et les inégalités. Elle évoque aussi les inquiétudes des communautés anglophones historiques. Mme Zaga Mendez appelle à une assemblée constituante démocratique et annonce que Québec solidaire votera contre ce projet de loi.

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Mme Cadet

Mme Cadet, porte-parole du Parti libéral du Québec, critique sévèrement le projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec. Elle reconnaît que son parti soutient depuis longtemps l'idée d'une constitution québécoise, mais juge que ce projet est indigne de ce nom en raison d'un processus antidémocratique et d'un contenu problématique. Elle dénonce l'absence de consultation préalable, notamment auprès des Premières Nations, et le dépôt précipité à moins d'un an des élections. Sur le fond, elle s'inquiète des dispositions qui limiteraient la capacité de contester la constitutionnalité des lois, ce qui affaiblirait l'État de droit. Elle critique aussi l'inclusion maladroite de la protection du droit à l'avortement, déjà débattue, et la banalisation de la clause dérogatoire. Elle conclut en déposant une motion sur le financement des centres d'éducation populaire.

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