SumInfo

Séance du 26 février 2026

M. Bouazzi
17%
M. Paradis
8%
M. Derraji
8%
M. Fontecilla
6%
Mme McGraw
6%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat parlementaire couvre plusieurs affaires courantes et débats législatifs. Les députés soulignent divers événements communautaires et enjeux sociaux, dont la lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs, la santé des femmes et le 30e anniversaire de la Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve. En période de questions, l'opposition critique le bilan du gouvernement caquiste sur les finances publiques, l'immigration, l'itinérance, l'éducation, les transports en commun, la santé et l'innovation. La ministre de la Santé défend les progrès en chirurgie, tandis que le ministre des Finances souligne une gestion prudente malgré les défis. Un vote rejette une motion pour des états généraux sur l'éducation. Plusieurs motions sans préavis sont adoptées à l'unanimité, dont une sur la violence scolaire et une sur la Journée des droits des femmes. Le projet de loi n° 19, modifiant l'accès aux soins, est adopté après un débat où l'opposition dénonce un chaos législatif. Le débat sur le projet de loi n° 1 (constitution québécoise) occupe l'essentiel de l'après-midi. Les critiques portent sur le processus jugé illégitime, le manque de consultation des peuples autochtones et de la société civile, l'affaiblissement potentiel des droits fondamentaux, la protection insuffisante des minorités (anglophones) et les risques pour le droit à l'avortement. Les députés de l'opposition (QS, PLQ, PQ) s'opposent au principe, tandis que le député caquiste de Saint-Jean le défend comme un outil d'affirmation nationale dans le fédéralisme.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec #2

Le débat sur le principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, a opposé les partisans et les opposants. M. Lemieux (CAQ) a défendu le projet comme une affirmation historique de l'identité québécoise, une « troisième voie » entre fédéralisme et souveraineté, et un moyen de rassembler les Québécois autour de valeurs communes. Les opposants (McGraw, Bouazzi, Garceau, Fontecilla) ont critiqué le processus jugé illégitime (pas de mandat populaire, consultations insuffisantes) et le contenu : absence de protection pour les communautés anglophone et autochtone, affaiblissement de la Charte des droits, limitation de l'accès aux tribunaux, et inclusion controversée de l'article 29 sur l'avortement (finalement retiré). Ils ont exigé le retrait du projet, estimant qu'il concentre les pouvoirs et menace l'État de droit.

Projet de loi n° 1 — Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec

Le débat sur le principe du projet de loi n° 1, visant à se doter d'une constitution pour le Québec, a vu trois oppositions principales. Québec solidaire dénonce l'absence de consultation des Premières Nations et Inuits, qualifiant la démarche de coloniale et de rupture avec la réconciliation. Le Parti québécois critique le projet comme une illusion fédéraliste de la CAQ, qui n'a rien obtenu de ses 21 revendications et ne changera rien à la suprématie de la Constitution canadienne. Un député caquiste a défendu le retrait de l'article 27 sur l'avortement, évoquant les craintes de judiciarisation. Malgré ces critiques, le gouvernement maintient sa volonté d'adopter le projet, mais les oppositions voteront contre le principe.

Projet de loi n° 19 — Loi visant notamment l'amélioration de l'accès aux services médicaux et la prise en charge médicale de la population

Lors du débat sur le projet de loi n° 19, le député de Nelligan (M. Derraji) critique le chaos législatif engendré par le gouvernement caquiste en matière de santé. Il rappelle les échecs des projets de loi 106 et 2, qui ont été abandonnés ou réécrits, provoquant une perte de temps et une détérioration de l'accès aux soins. Il souligne que les patients paient le prix de cette improvisation, avec des listes d'attente longues et des urgences débordantes. Le député se réjouit toutefois de l'acceptation de deux amendements : l'ajout des IPS (infirmières praticiennes spécialisées) et un tableau de bord périodique. Il estime que le projet de loi 19 ne règle pas le problème fondamental de la première ligne. Finalement, le projet de loi est adopté par 72 voix contre 4.

Ressources d'hébergement pour les itinérants en situation de handicap #2

Le débat porte sur le manque de ressources d'hébergement adaptées pour les personnes itinérantes en situation de handicap, illustré par le cas de Mélissa et Jérémie, deux jeunes adultes avec une déficience intellectuelle vivant dans la rue depuis plus de trois ans. Mme Prass dénonce la réponse de la ministre, qui a qualifié leur situation de choix, et critique l'absence de stratégie ciblée pour cette population. Elle réclame des hébergements spécialisés et un plan d'action. Mme Bélanger réaffirme sa sensibilité au dossier, mais souligne que Mélissa est jugée apte par la loi et ne peut être forcée à un hébergement. Elle mentionne que Jérémie a trouvé une ressource et que Santé Québec assure un suivi. Mme Prass rétorque que l'aptitude est contestable et insiste sur le besoin d'accompagnement structuré et de solutions concrètes.

Hausses de loyer dans les coopératives d'habitation #2

Le député de Laurier-Dorion, M. Fontecilla, interpelle la ministre responsable de l'Habitation sur les hausses de loyer imposées automatiquement aux coopératives d'habitation en raison de clauses liées aux loyers médians du marché. Il cite l'exemple de la coopérative Émile-Nelligan à Montréal, où les loyers ont augmenté de 33 % en trois ans, affectant des aînés à faibles revenus. Il affirme que la ministre a tort de dire que les membres peuvent contester ces hausses devant le Tribunal administratif du logement (TAL), invoquant l'article 1955 du Code civil. Il demande à la ministre d'utiliser sa prérogative pour renoncer à ces exigences via la Société d'habitation du Québec (SHQ). La ministre défend le modèle coopératif démocratique, rappelant que les hausses sont décidées collectivement et que des programmes comme le PSL ou l'Allocation-logement existent pour aider les ménages vulnérables. Elle maintient que le TAL peut être saisi en cas de conflit. En réplique, M. Fontecilla conteste fermement cette affirmation et accuse la ministre d'être déconnectée de la crise du logement.

M. Bouazzi

Dans un discours critique, M. Bouazzi dénonce le projet de constitution caquiste, qu'il qualifie de rendez-vous manqué. Il souligne le contexte d'affaiblissement des contre-pouvoirs par la CAQ depuis 2018 (lois 9, 21, 96, 84, 94, etc.) et déplore un processus illégitime : absence de mandat électoral, pas d'assemblée constituante ni de consultation citoyenne, rédaction à huis clos, et non-respect des droits des Premières Nations. Il critique le contenu : négation des droits ancestraux, affaiblissement de la Charte des droits et libertés (hiérarchisation des droits, clauses de souveraineté parlementaire), entraves aux recours judiciaires, risque pour le droit à l'avortement, et création d'un Conseil constitutionnel partisan. Il note aussi l'absence de sujets importants (démocratie, environnement, municipalités). Il annonce voter contre le principe et appelle plutôt à limiter l'usage de la clause dérogatoire.

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M. Paradis

Dans son intervention, M. Paradis, député du Parti québécois, critique le projet de loi n° 1 du gouvernement caquiste, qui propose une constitution pour le Québec. Il affirme que ce projet s'inscrit dans la continuité de la « troisième voie » caquiste, une illusion qui promettait des gains au sein du fédéralisme canadien mais qui a échoué sur toutes ses 21 demandes essentielles. Il souligne que la constitution proposée reste subordonnée à la Constitution canadienne, ne changera rien aux rapports de force ni aux empiétements fédéraux. Il dénonce également l'absence de véritable consultation, notamment auprès des Premières Nations, et juge le processus antidémocratique. En conclusion, il annonce que le Parti québécois votera contre le principe du projet de loi, car il ne fait qu'entretenir l'illusion d'un changement possible à l'intérieur du Canada, alors que seule la souveraineté permettrait au Québec d'avoir une vraie constitution.

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M. Derraji

M. Derraji dénonce le chaos législatif engendré par le gouvernement caquiste en matière de santé, avec trois projets de loi (n° 106, n° 2, n° 19) en moins d'un an, dont les deux premiers ont été abandonnés ou vidés de leur substance. Il critique l'absence d'amélioration de l'accès à la première ligne, malgré les promesses, et souligne que les patients paient le prix de cette improvisation. Il note que le projet de loi n° 19 abroge près de la moitié des articles de la loi n° 2, confirmant un recul. Il salue l'ajout des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) dans la loi, mais estime que le projet de loi ne règle pas les problèmes chroniques. Il conclut que le gouvernement a perdu 2025 et que les listes d'attente et les urgences débordent, qualifiant la situation d'échec caquiste.

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M. Fontecilla

M. Fontecilla, député de Québec solidaire, intervient sur trois sujets principaux. D'abord, il dénonce les hausses de loyer automatiques imposées aux coopératives d'habitation par la Société d'habitation du Québec, citant le cas de la coopérative Émile-Nelligan à Montréal où des aînés subissent une augmentation de 33 % en trois ans. Il demande à la ministre de l'Habitation d'utiliser une clause d'abandon d'exigences pour bloquer ces hausses, soulignant que les membres des coopératives ne peuvent pas recourir au Tribunal administratif du logement. Ensuite, il souligne l'importance du Mois de l'histoire des Noirs et appelle à continuer la lutte contre la discrimination. Enfin, il s'oppose au projet de loi n° 1 sur la constitution québécoise, qu'il juge illégitime car rédigé sans consultation populaire ni des Premières Nations, en violation des engagements internationaux.

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Mme McGraw

Dans ce débat sur l'adoption du principe du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 du Québec, Mme McGraw, députée libérale de Notre-Dame-de-Grâce, critique vivement le processus et le contenu du projet. Elle déplore une démarche partisane, sans véritable consultation publique, contraire aux recommandations du rapport Rousseau-Proulx. Elle souligne cinq lacunes majeures : l'absence de référence à l'environnement, le manque de protection des droits de la communauté anglophone, la limitation de la capacité de contester les lois devant les tribunaux, l'absence de considération des droits des Premières Nations et Inuits, et l'inclusion initiale problématique de l'article sur l'avortement. Elle conclut que le projet de loi doit être retiré car il menace l'État de droit et ne rassemble pas les Québécois.

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