SumInfo

Séance du 24 février 2026

M. Derraji
11%
M. Tanguay
9%
Mme McGraw
8%
M. Skeete
6%
Mme Grondin
5%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Le débat parlementaire du 24 février 2026 a été marqué par des échanges vifs sur la gestion économique du gouvernement caquiste face aux tarifs douaniers américains, l'absence de négociateur en chef pour le Québec, la modernisation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, la hausse de la misogynie et de la transphobie dans les écoles, le coût des maisons des aînés, et les contestations judiciaires de lois du travail. L'opposition a critiqué le manque de leadership et de priorisation du gouvernement, tandis que la CAQ a défendu son bilan en matière d'investissements infrastructurels et de mesures de soutien aux entreprises et aux aînés. En fin de séance, le rapport du projet de loi n° 19 sur l'accès aux services médicaux a été adopté, de même que le principe du projet de loi n° 496 désignant l'amiral blanc comme insecte emblématique du Québec. Un débat de fin de séance a porté sur l'absence d'un négociateur en chef pour le Québec dans les discussions commerciales avec les États-Unis.

Projet de loi n° 496 — Loi visant à reconnaître l'amiral blanc en tant qu'insecte emblématique du Québec

Le projet de loi n° 496 vise à reconnaître l'amiral blanc comme insecte emblématique du Québec, modifiant la Loi sur le drapeau et les emblèmes. La députée d'Argenteuil (CAQ) défend le projet en soulignant son origine citoyenne (vote populaire de 1998) et l'importance écologique des insectes. Elle argue que l'emblème symbolise la prise de conscience environnementale et la capacité de transformation. Le député de LaFontaine (PLQ) critique le gouvernement pour ses priorités, utilisant le papillon comme métaphore des promesses non tenues. Il évoque des enjeux négligés comme la santé, l'éducation et le logement. Malgré les critiques, le principe du projet de loi est adopté à l'unanimité et renvoyé en commission.

Projet de loi n° 19 — Loi visant notamment l'amélioration de l'accès aux services médicaux et la prise en charge médicale de la population

Le débat porte sur le projet de loi n° 19 visant à améliorer l'accès aux services médicaux et la prise en charge médicale. La ministre de la Santé, Mme Bélanger, souligne les avancées issues de l'entente avec la FMOQ, notamment la prise en charge de 500 000 patients d'ici 2026, dont 180 000 vulnérables, et l'ajout d'un amendement permettant aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'assurer la prise en charge des patients orphelins. Elle remercie les oppositions pour leur collaboration. Le député de Nelligan, M. Derraji (PLQ), critique le gouvernement pour avoir gaspillé du temps avec les projets de loi précédents (n° 106 et n° 2), qualifiés d'échecs, et déplore que les solutions des experts sur la première ligne aient été ignorées. Il salue l'ouverture de la ministre mais estime que l'accès aux soins ne s'est pas amélioré. Le rapport de la commission est adopté.

Nomination d'un négociateur en chef pour le Québec #2

Dans ce débat de fin de séance, la députée libérale Mme McGraw critique le gouvernement caquiste pour ne pas avoir nommé un négociateur en chef, malgré l'engagement du premier ministre en novembre 2024. Elle cite des précédents sous les gouvernements Charest et Couillard (Pierre Marc Johnson, Raymond Bachand, etc.) pour appuyer l'efficacité d'une approche structurée. Elle estime que les voyages du ministre ne remplacent pas une stratégie coordonnée et que le Québec est en retard face à la guerre commerciale. Le ministre M. Skeete rétorque que les négociations de l'ACEUM n'ont pas débuté, rendant prématurée une nomination. Il défend les actions en cours : plus de 25 missions aux États-Unis, des ententes avec des États américains, et un travail de diversification des marchés. Il qualifie la proposition libérale de simpliste et inadaptée au contexte protectionniste actuel. En réplique, Mme McGraw accuse le gouvernement d'être réactif et improvisé, soulignant que le Québec part déjà en retard à cause de la mauvaise gestion caquiste.

Contestation judiciaire de la Loi visant l'amélioration de certaines lois du travail

Lors de la période de questions, M. Leduc a critiqué le gouvernement pour ses lois en matière de travail qui sont systématiquement contestées devant les tribunaux, citant les projets de loi n° 10, 51, 89 et 101. Il a déploré le coût pour l'État et a lié cela à un rapport de la FAE sur la hausse de la violence en milieu scolaire. Le ministre du Travail, M. Boulet, a défendu la réforme de 2021 en santé et sécurité (loi n° 101), soulignant ses avancées pour la santé psychologique. M. Leduc a également interrogé le ministre sur le projet de loi n° 3 concernant la cotisation syndicale, affirmant qu'il enfreint les libertés syndicales, ce à quoi M. Boulet a répondu en plaidant pour une meilleure transparence. Enfin, M. Leduc a attaqué le projet de loi sur la Constitution, affirmant que ses articles 4 et 5 pourraient limiter le droit des syndicats de contester les lois, accusation rejetée par le ministre de la Justice, M. Jolin-Barrette.

Mesures pour limiter l'impact des tarifs douaniers imposés par les États-Unis

Lors du débat sur les tarifs douaniers américains, l'opposition, par M. Fortin, critique vivement le gouvernement caquiste pour son inaction et son manque de vision, l'accusant d'avoir fragilisé les entreprises québécoises. Il rappelle les promesses non tenues du premier ministre et les contradictions internes à la CAQ. En réponse, les ministres Girard, Boulet et Skeete défendent le bilan économique du gouvernement, soulignant la croissance du secteur intérieur, les investissements en infrastructures, et les actions internationales pour diversifier les marchés. Ils citent des indicateurs positifs comme le PIB par habitant et le revenu disponible. L'opposition rétorque en s'appuyant sur les critiques de la députée de Sanguinet, candidate à la chefferie caquiste, qui admet des erreurs comme le projet Northvolt et un écart de productivité croissant avec les États-Unis.

M. Derraji

M. Derraji critique le gouvernement caquiste pour sa gestion des infrastructures hospitalières, citant l'exemple de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) avec des problèmes de chauves-souris, rats et fuites. Il dénonce l'optimisation imposée qui mènerait à des toilettes et chambres communes. Il salue l'ouverture de la ministre actuelle sur le projet de loi n° 19, mais rappelle le gâchis des projets de loi n° 106 et n° 2, le premier abandonné et le deuxième adopté sous bâillon après une prorogation. Il déplore le temps perdu pour améliorer l'accès aux soins de première ligne, soulignant l'importance du Guichet d'accès pour la première ligne (GAP) et des IPS. Il réserve ses commentaires sur le fond du projet de loi n° 19 pour l'adoption finale.

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M. Tanguay

M. Tanguay critique le gouvernement caquiste pour avoir priorisé le projet de loi sur le papillon amiral blanc (emblème officiel du Québec) au détriment de sujets essentiels comme la santé, l'éducation, le logement et le coût de la vie. Il dénonce l'échec des promesses du gouvernement, notamment les hôpitaux HMR, Sainte-Croix et La Malbaie, et l'absence de solutions. Il mentionne des projets de loi de l'opposition (budget, loyers, sécurité routière) qui auraient dû être débattus. Il annonce que son parti votera pour le principe du projet de loi mais déplore le manque de priorités du gouvernement. Il promet que le Parti libéral du Québec, avec Charles Milliard, aura des priorités claires, notamment un sommet sur l'éducation.

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Mme McGraw

Mme McGraw dépose une pétition de 3 490 signatures demandant que les écoles secondaires soient éligibles aux brigadiers scolaires, citant des études sur les accidents chez les 10-17 ans. Elle interpelle ensuite le gouvernement caquiste sur l'absence de nomination d'un négociateur en chef pour le Québec dans le cadre de la révision de l'ACEUM, malgré une promesse du premier ministre en novembre 2024. Elle compare aux gouvernements libéraux de Charest et Couillard qui avaient nommé des négociateurs comme Pierre Marc Johnson ou Raymond Bachand. Elle critique l'approche du ministre comme improvisée et réactive, et souligne le retard du Québec dans la préparation à la guerre commerciale.

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M. Skeete

M. Skeete, député du gouvernement, défend la stratégie internationale du Québec face aux critiques de l'opposition libérale et péquiste. Il affirme que son gouvernement est plus actif que jamais à l'international, multipliant les missions aux États-Unis (plus de 25) et signant des ententes de collaboration pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement. Il rejette l'idée de nommer un représentant spécial comme solution simpliste, soulignant que les négociations avec les États-Unis n'ont pas encore commencé et que le contexte protectionniste exige une approche prudente et flexible. Il insiste sur la diversification des partenaires commerciaux pour réduire la dépendance aux États-Unis (73 % des exportations), tout en maintenant une position ferme sur la gestion de l'offre et le fait français. Il appelle à l'unité et critique l'opposition pour ses références dépassées aux accords du passé.

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Mme Grondin

Mme Grondin défend le projet de loi n° 496 visant à reconnaître l'amiral blanc comme insecte emblématique du Québec. Elle rejette l'idée que cet exercice soit frivole, y voyant un geste porteur d'histoire et de fierté québécoise. Elle retrace l'origine citoyenne de l'initiative dans les années 1990, le vote populaire de 1998, et les démarches de la Société d'entomologie du Québec. Elle souligne l'importance des insectes dans les écosystèmes et la biodiversité, et justifie le choix de l'amiral blanc par sa présence dans tout le Québec, son caractère non nuisible et son symbolisme de transformation. Elle replace ce projet dans le contexte actuel de prise de conscience environnementale (Plan nature 2030, Fonds bleu, Prescri-Nature) et y voit un symbole de changement positif. Si adopté, le Québec serait la première province à se doter d'un insecte emblème.

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