SumInfo

Séance du 18 février 2026

M. Montigny
15%
M. Grandmont
11%
M. Kelley
9%
M. Tanguay
8%
Mme Zaga Mendez
8%

Résumé & points clés

11 cartes

Résumé de la séance

Ce débat de l'Assemblée nationale du Québec a couvert plusieurs sujets, notamment le scandale SAAQclic, le projet de gazoduc Marinvest, et le projet de loi n° 12 sur les services de garde en communauté. Le gouvernement caquiste (CAQ) a été vivement critiqué par l'opposition officielle (PLQ) pour la gestion du projet SAAQclic, avec des accusations de mensonges sous serment et de dissimulation d'information. Le premier ministre François Legault a rejeté les blâmes sur le précédent gouvernement libéral. Un débat animé a eu lieu sur le projet Marinvest, un gazoduc et usine de GNL, où Québec solidaire (QS) a proposé une motion d'opposition, soutenue par des arguments environnementaux et économiques. La CAQ et le PLQ se sont montrés ouverts au projet, tandis que le PQ est resté ambigu. La motion a été débattue et reportée au lendemain. En fin de séance, le principe du projet de loi n° 12, visant à officialiser les services de garde en communauté, a été adopté avec l'appui de tous les partis, malgré des questions soulevées par l'opposition sur la mise en œuvre et les ressources.

Motion proposant que l'Assemblée affirme son opposition au projet de gazoduc et d'usine de gaz naturel liquéfié de Marinvest Energy

L'Assemblée nationale a débattu d'une motion de Québec solidaire visant à affirmer son opposition au projet de gazoduc et d'usine de gaz naturel liquéfié de Marinvest Energy, un promoteur norvégien. Le député de Taschereau (QS) a dénoncé le projet comme une résurgence de GNL Québec, soulignant ses impacts climatiques (fuites de méthane, bilan carbone pire que le charbon), la menace pour les bélugas du Saint-Laurent, le gaspillage d'électricité propre et les risques financiers pour les contribuables. Il a critiqué la CAQ, le PLQ et le PQ pour leur ouverture au projet, parlant d'une « coalition fossile ». En réaction, le ministre délégué à l’Économie (CAQ) a mis en avant les retombées économiques et la nécessité d'écouter les régions. Le député de Jacques-Cartier (PLQ) a jugé la motion prématurée, faute de projet déposé, et a rappelé les conditions imposées au projet Énergie Est. Le député de René-Lévesque (CAQ) a plaidé pour une évaluation attentive, citant des investissements de 30 milliards, 16 900 emplois au Québec, et des opportunités technologiques comme la pyrolyse du méthane. La députée de Verdun (QS) a répliqué en liant le projet au projet de loi n° 5 et en dénonçant un manque de transparence. Le vote sur la motion a été reporté au lendemain.

Projet de loi n° 12 — Loi instituant la prestation de services de garde éducatifs à l'enfance par les personnes reconnues à titre de responsables d'un service de garde éducatif en communauté

Lors du débat sur le principe du projet de loi n° 12, créant le service de garde en communauté, la ministre de la Famille, Suzanne Champagne Jourdain, a souligné les succès du projet pilote (267 projets, 2 646 places) et son adaptation aux réalités régionales. L'opposition libérale (Marc Tanguay) a appuyé le principe tout en soulevant plusieurs réserves : ressources des bureaux coordonnateurs, transition des projets pilotes, responsabilités dans les dyades, risque de cannibalisation du réseau, pouvoirs réglementaires, enjeux fiscaux et impact sur les places subventionnées. Québec solidaire (Alexandre Leduc) a aussi appuyé le principe, insistant sur la qualité éducative, la valorisation des éducatrices, l'importance d'un financement adéquat des bureaux coordonnateurs, et la nécessité que toutes les nouvelles places soient subventionnées. Des préoccupations ont été exprimées concernant les Premières Nations, les partenaires des RSGE et la cohérence avec le PEQ et la loi sur les signes religieux. Le principe a finalement été adopté.

Gestion du projet SAAQclic #2

Dans ce débat sur la gestion du projet SAAQclic #2, l'opposition, menée par M. Derraji, accuse le gouvernement caquiste de négligence, insolence et laisser-faire. Il mentionne que dès 2020, l'ancien député de La Peltrie et l'ex-ministre du Transport savaient qu'il y avait des problèmes, et que la cheffe de cabinet a falsifié des informations. Le ministre responsable, M. Charette, répond que le nouveau PDG de la SAAQ a reconnu les torts et que des informations ont été sciemment cachées par l'organisation. M. Jolin-Barrette, leader du gouvernement, réplique en blâmant les libéraux pour le contrat initial et en affirmant que la personne en question a été formée au Parti libéral. La présidente intervient à plusieurs reprises pour le maintien de l'ordre et de la bienséance.

Gestion du projet SAAQclic

Le débat porte sur le scandale des dépassements de coûts du projet SAAQclic. M. Fortin accuse le gouvernement caquiste d'avoir été informé des dépassements dès 2023, citant le rapport Gallant. Il réclame que le premier ministre inclue les membres de son propre parti, dont la ministre des Affaires municipales, dans les poursuites pour mensonge sous serment. M. Legault rejette les accusations, imputant la responsabilité au précédent gouvernement libéral qui a signé le contrat initial de 660 millions avec une clause de risque défavorable. Il affirme que le gouvernement n'a été informé que de dépassements mineurs (3%) et que la direction de la SAAQ aurait caché la véritable ampleur des coûts. La présidente intervient pour faire retirer des propos jugés excessifs de M. Fortin.

Gestion du projet SAAQclic #3

Le débat porte sur la gestion du projet SAAQclic et des accusations de falsification d'information par la cheffe de cabinet d'un ministre caquiste, anciennement libérale. Le député libéral Derraji accuse le gouvernement d'avoir toléré ces falsifications depuis 2022. Le ministre Jolin-Barrette répond en attaquant les libéraux sur leurs scandales passés, affirmant que la personne n'est plus à l'emploi. Le premier ministre Legault rejette les critiques, attribuant les dépassements de coûts à un mauvais contrat libéral.

M. Montigny

Le député de René-Lévesque, M. Montigny, défend une approche d'écoute et de développement économique pour la Côte-Nord, région en décroissance démographique et économique. Il insiste sur l'importance de l'acceptabilité sociale, de la collaboration avec les Premières Nations (Pessamit et Essipit) et de l'évaluation des projets dans une optique de développement durable. Il évoque le potentiel stratégique de Baie-Comeau (port en eaux profondes, énergie hydroélectrique et éolienne) et les partenariats avec le port de Rotterdam. Sans projet déposé de GNL, il souligne les avantages environnementaux et économiques d'une telle filière comme énergie de transition, citant des retombées de 12,6 milliards au PIB québécois et 16 900 emplois. Il propose d'explorer des technologies comme la pyrolyse du méthane pour décarboner le gaz. Il appelle à ne pas rejeter d'emblée les opportunités économiques pour les communautés locales.

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M. Grandmont

Dans ce discours, M. Grandmont s'oppose fermement au projet de gazoduc et d'usine de gaz naturel liquéfié de Marinvest Energy, qu'il qualifie de menace environnementale et économique. Il rappelle que le Québec a rejeté un projet similaire en 2021 (GNL Québec) et critique la coalition fossile formée selon lui par la CAQ, le PLQ et le PQ, qui seraient tentés d'appuyer ce projet. Il dénonce les impacts climatiques du gaz de fracturation, la faible création d'emplois par rapport aux coûts énormes, et le détournement de l'électricité québécoise pour liquéfier le gaz. Il appelle à voter en faveur de la motion d'opposition.

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M. Kelley

M. Kelley intervient sur une motion concernant un projet de gazoduc et d'usine de gaz naturel liquéfié sur la Côte-Nord. Il souligne d'abord les bouleversements géopolitiques récents (11 septembre, guerres, crise de 2008, Trump, pandémie, Ukraine) qui imposent une diversification des partenaires économiques du Québec, notamment vers l'Europe. Il critique le manque de détails concrets du projet de Marinvest Energy, estimant qu'il est prématuré de se prononcer pour ou contre. Il rappelle l'approche du gouvernement Couillard pour Énergie Est, avec sept conditions rigoureuses, comme modèle possible. Il insiste sur l'importance de l'emploi dans les régions touchées par les tarifs américains et sur la nécessité de ne pas être dogmatique. Sa formation politique votera contre la motion.

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M. Tanguay

Dans ce discours, M. Tanguay, député libéral, critique la gestion de la CAQ en matière de services de garde éducatifs, soulignant la perte de 19 000 places en milieu familial. Il appuie le principe du projet de loi n° 12, qui vise à pérenniser les projets pilotes pour les responsables de services de garde éducatifs en communauté (RSGE), mais émet de nombreuses réserves. Il s'interroge sur les ressources supplémentaires pour les bureaux coordonnateurs, la suffisance des délais de transition, la gestion des dyades (collaboration entre deux RSGE), les risques d'exode des éducatrices des CPE, le pouvoir réglementaire excessif, les implications fiscales et administratives, l'adaptation aux réalités des Premières Nations, et les impacts potentiels de l'interdiction des signes religieux (projet de loi n° 9) et du Programme de l'expérience québécoise (PEQ). Il annonce que son parti votera pour le principe tout en préparant de nombreuses questions pour l'étude détaillée.

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Mme Zaga Mendez

Mme Zaga Mendez critique vivement le projet Marinvest, un gazoduc et terminal de GNL à Baie-Comeau, qu'elle assimile à un « GNL 2.0 ». Elle s'oppose à tout nouveau pipeline au Québec, rappelant le consensus passé contre les gazoducs et l'exploration pétrolière. Elle dénonce le manque de transparence, le lobbying actif de Marinvest et le lien avec le projet de loi n° 5, qu'elle juge taillé sur mesure pour ce projet. Elle souligne les impacts environnementaux sur le Saint-Laurent et les bélugas, le risque financier pour les fonds publics (30-38 milliards) et le détournement de l'énergie propre pour des énergies fossiles. Elle appelle l'Assemblée nationale à dire non à Marinvest, invitant les partis à respecter leurs positions historiques contre les hydrocarbures.

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